My Life As A King - My Life As A King : Le Sim City-like Du Roi En Culotte Court
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My Life as a King : le Sim City-like du roi en culotte courte

Une des premières à tenter sa chance sur la plateforme de téléchargement de la Wii, Square Enix accouche de Final Fantasy Crystal Chronicles : My Life as a King. En rien attachée à l'intrigue du jeu original sorti sur Gamecube, ce Wiiware partage néanmoins ses tribus, son style et surtout sa curiosité pour les cristaux. Disponible depuis plusieurs mois déjà, cet énième rejeton de la side story Final Fantasy Crystal Chronicles vaut-il 1 500 points Wii ?

Tout commence par votre entrée en scène ainsi que celle de vos compagnons qui le resteront tout au long du jeu : Chime et Hugh Yurg. Apparemment, beaucoup de temps s'est écoulé depuis votre long périple à retrouver les traces de votre père, le Roi Epitav, et ce qu'il reste de son ex-royaume. Mais vous y voilà enfin : au centre de ces ruines pas si laides se détache le Cristal. Et il a une langue. Il vous remet Architek : "le pouvoir de dresser des bâtiments sur les carrés qui brillent au sol". Au joueur alors de mener cette besogne, répétitive sans être aliénante, et ainsi faire courir le scénario. Votre mission, si vous l'acceptez, sera donc de reconstruire un royaume à votre image et (accessoirement) de découvrir ce qu'il est advenu de votre père. De chapitre en chapitre, mais aussi selon les donjons que vous aurez débloqués, vous en apprendrez toujours un peu plus sur le roi Épitav et sur le Mal qui ronge le cristal : chassons-le !


Gérer un royaume, c'est aussi gérer des aventuriers

Bien que monotone, votre action principale dans le jeu, sauf celle qui consiste à reconstruire à votre propre vouloir tout le royaume, sera de gérer des aventuriers qui travailleront pour vous afin de vous rapporter argent, trésors et élémentides. Vous devrez alors quotidiennement vous rendre au panneau d'annonce de votre domaine pour y rencontrer vos fidèles serviteurs qui, au départ, ne pourront être que des guerriers. Selon la note que vous y aurez placée, vous devrez décider de qui prendra part à telle ou telle mission (qui se résume généralement à explorer, recueillir des informations ou alors affronter des boss) ou qui devra tout simplement retourner s'entraîner. Lorsque l'un d'eux aura terrassé un boss, vous lui décernerez une médaille, ce qui aura pour effet d'augmenter l'une de ses stats (Force, Agilité, Intelligence, etc...) et le rendra éminemment plus fort.
Bien entendu, vos voyageurs ne possèderont pas la même classe tout au long du jeu : assez vite, ils pourront devenir mage blanc, mage noir ou encore voleur. Chacun, encore une fois, ayant ses propres techniques à apprendre. Vous pourrez allonger la liste en encourageant la recherche dans le bâtiment visé. Attention cependant à bien être certain de votre choix puisque cette action n'est pas réversible : il ou elle oubliera tout en endossant un précédent job. Il est malheureux cependant de constater qu'aucune autre tribu que celle des Clavat ne peut être exploitée...


Ce qui sauve la partie de l'ennui, c'est qu'en plus de les faire grimper de niveau et de développer les capacités liées à leur classe, vos aventuriers pourront aussi, selon le donjon visité, vous dénicher de nouveaux types de bâtiments à construire (ou aussi augmenter votre limite de construction de maisons par exemple) ou encore rapporter tout plein d'élémentides, la pierre vous permettant d'utiliser le pouvoir Architek. Ne soyez donc pas surpris si vous possédez plus d'argent que d'élémentides car celles-ci ne seront obtenus que lorsqu'un boss est détruit (ou lorsqu'un de vos aventuriers aura mis la main sur une quantité de métal rare). Chaque matin à votre réveil, Chime vous attendra avec le récapitulatif, faits stylisés à l'appui, de ce que chacun des personnages a recueilli, rapporté et réalisé.

Pitchounou, Loulou, à vos outils !

Ainsi, contrairement à Final Fantasy Crystal Chronicles premier du nom et à ce que certains joueurs auraient pu penser de My Life As A King, vous, le roi, personnage principal, ne participerez aucunement aux combats. Dans ce jeu, votre tâche se limite uniquement à construire et à voir les jours s'écouler.


Ok, dis de la sorte, le jeu paraît ennuyeux à mourir. Mais étonnement, cette besogne ritualiste deviendra de plus en plus intéressante et prenante au fur et à mesure que le jeu avancera. Non seulement vous gagnerez de nouveaux bâtiments et de nouvelles forces de construction, mais vous devrez aussi arranger votre cité de sorte à ce que l'ensemble prenne une forme harmonieuse et accueillante. Et s'il advenait que vous ne soyez pas convaincu de l'emplacement d'un de vos bâtiments, vous pourrez toujours avec l'aide précieuse de Chime, détruire celui-ci et attendre le lendemain pour le changer d'emplacement ou le grossir. C'est simple comme bonjour.
Vous devrez également veiller à ce que chaque bâtiment important (Temple des Mages Blancs, École des Mage Noirs ou encore La Salle d'entraînement en passant aussi par les magasins d'armes, d'armures et d'items) soit subventionné quotidiennement pour pouvoir se développer et ainsi offrir des produits de meilleure facture aux habitants et aventuriers. Tout ce que vous bâtirez dans votre cité aura un impact sur l'humeur de vos habitants, élément qui joue un rôle très important dans le jeu. Pour forger une réputation à votre domaine (Village, Ville, Cité, etc...) et ainsi attirer plus de visiteurs, développer l'économie, il faudra mettre votre nez dans les moindres recoins. Ainsi, vous tomberez sur des habitants qui possèdent un petit sourire vert au dessus de leur tête et ferez augmenter votre barre d'humeur (ou aussi construire ce qu'ils vous demanderont). Une fois remplie, et selon son niveau, cette barre vous permettra de changer le statut de votre cité : ce qui vous rapportera reconnaissance, argent et vous rapprochera toujours un peu plus de la fin.


La fête au royaume

Fidèle à son titre, Square Enix reprend ici le même style que dans tous les autres Crystal Chronicles. C'est à dire un environnement et des bâtiments colorés aux tons un peu cartoonesques s'agençant avec l'allure chibi et petite taille des personnages (les Moogles sont touchants). Certains applaudiront quand d'autres regretteront une approche plus réaliste. Toutefois, tout le monde s'accordera à dire que la gestuelle des personnages manque d'expressivité et que la variété trop limitée des bâtiments rend les aller-retours du Roi vite agaçant. Heureusement, My Life as a King offre aussi du contenu téléchargeable mais payant : l'erreur est à moitié pardonnée.
Côté musiques et sons, rien n'est désagréable au départ du moment que vous n'êtes pas de ceux ou de celles qui n'aiment pas les répétitions puisque, les jours étant semblables, les musiques ne changeront guère et les sons resterons les mêmes. Un travail quand même soigné qui épouse bien l'ambiance générale du titre.

Square Enix a osé : la presse et le public ont globalement applaudi. Répétitif et facile, My Life as a King constitue néanmoins un très bon achat pour les amateurs de de Sim City ou Harvest Moon. Les autres regretteront de ne pouvoir, ni sortir des murs du royaume, ni combattre contre des ennemis. L'objectif n'était pas là : l´idée reste ingénieuse et offre de nombreuses possibilités. Toutefois, le jeu aurait gagné à être traduit en français !

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Kupah

postée le :
02.05.09
mise à jour :
02.05.09

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