Fantasy-Source.com > Article > Final Fantasy VII : Advent Children - On The Way To A Smile Vol.2Suite à l’explosion du réacteur Mako n°1, les habitants de Midgar quittent leur quartier résidentiel la peur au ventre. Denzel recherche ses parents disparus, tétanisé…. Suite de la nouvelle On the Way to a Smile !
Note : Cette traduction a été réalisée à partir de la version originale (japonaise) par Guillaume, pour Fantasy-Source uniquement !
« C’est la Shinra qui a fait ça ? »
« Ah... »
Reeve détourna le regard. C’était comme s’il faisait tout pour ne laisser transparaître aucun sentiment.
« Si tu les trouves si haïssables, tu sais que tu peux te mettre de mon côté. »
Denzel hocha de la tête.
* * *
Le lendemain, lorsqu’il ouvrit les yeux, il était dans la nouvelle maison du quartier numéro 5. Il y avait un matelas qui ne pouvait se trouver là la veille, et Denzel avait dormi dessus. Un mot et un petit pain avaient été déposés à côté de l’oreiller.
« Je suis au travail. Je viendrai de temps en temps voir comment tu vas. Et ne va pas trop loin. Tout le monde est énervé, alors c’est dangereux. Il est très difficile de te retrouver, et puis tu es plutôt lourd. PS : j’ai emprunté le matelas dans la maison voisine alors n’oublie pas de le rendre. Arkham »
Les images du quartier numéro 7 qui s’effondrait passèrent de nombreuses fois à la télévision. La Shinra diffusa aussi à maintes reprises une annonce qui disait que Midgar était à nouveau en sécurité. Les parents de Denzel étaient peut-être morts, donc il ne comprenait pas qu’on lui dise que la ville fût sure. Comme nous sommes en sécurité, tout le monde peut vivre dans la joie et le bonheur ? Est-ce que moi aussi j’ai droit au bonheur ? Denzel voulut manger le petit pain. Alors qu’il allait le mettre dans sa bouche, il s’aperçut que de la crème dégoulinait du pain écrasé. Il s’énerva, lança le pain de toutes ses forces et partit de la maison.
Dehors, tout était calme. Il vit l’immeuble de la Shinra, qui se dressait très haut dans le centre de Midgar. Peut-être que Papa et Maman sont vivants, ensemble à l’entreprise.
En ce moment, il leur est impossible de sortir parce qu’ils sont trop occupés. Comme nous sommes dans le quartier résidentiel de la Shinra, il y a peut-être des connaissances de Papa. Je ne suis pas doué pour parler avec les adultes que je ne connais pas, mais essayons de trouver quelqu’un.
Il commença par aller sonner à la porte de la maison juste à la droite de la sienne. Pas de réponse. Il essaya d’ouvrir la porte, pour voir.
Comme elle n’était pas fermée à clef, il passa seulement la tête et dit :
« Bonjour ». Il attendit un peu mais comme il s’y attendait, aucune réponse ne se fit entendre. Apparemment, Arkham avait emprunté le matelas dans cette maison. Denzel se dit qu’emprunter sans demander, c’était comme voler. Ne nous reste-t-il qu’à nous en sortir en volant et en faisant n’importe quoi ?
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| La Rivière de la Vie (LifeStream) |
Maison de gauche. Maison du fond. Maison de derrière. Il n’y avait personne. Il alla même voir les maisons légèrement éloignées. Sur la porte de presque toutes les habitations, il y avait un papier où l’on pouvait lire que les personnes s’étaient réfugiées provisoirement, avec des coordonnées.
Il n’y a personne. Et il est impossible que mes parents soient au travail. S’ils y étaient, ils viendraient ici. Même si Papa ne pouvait pas, Maman viendrait.
Tout en marchant, il espérait avant de renoncer, pour espérer à nouveau, quand il s’aperçut qu’il était complètement perdu. Il ne se souvenait pas où et comment il avait marché. Il se mit à pleurer. Plus que triste, il était en colère.
Il s’arrêta et s’assit sur la route. Il sentit sous ses fesses un objet dur. C’était un petit modèle d’hydravion de la Shinra. Un enfant l’a peut-être laissé tomber.
Denzel le ramassa et le lança aussi loin qu’il le pouvait.
« Je déteste tout le monde ! »
Un bruit de verre brisé se fit entendre dans le quartier. Puis une voix de femme.
« Qui a fait ça ? Qui se permet de faire ça ? »
Avant que Denzel ne puisse comprendre ce qui se passait, une vieille femme sortit de la maison qui lui faisait face. En réalité, on ne pouvait pas dire que c’était une vieille femme, mais pour Denzel il était difficile d’évaluer l’âge des dames.
« C’est toi ? », dit la vieille femme en lui mettant l’hydravion sous le nez. Honnête, Denzel acquiesça.
« Pourquoi... », commença-t-elle a demander avant de s’interrompre. « Tu pleures ? ».
Denzel fit non de la tête, mais il ne pouvait cacher ses larmes.
« Où habites-tu ? »
Il était en colère de ne pas pouvoir répondre, alors les larmes coulèrent de plus belle.
« Quoi qu’il en soit, viens à l’intérieur. »
Denzel se sentait à l’aise dans la maison de Levy, mais le confort était différent de chez lui. Le papier peint avait des motifs de fleurs, représentés également sur les housses des coussins et le sofa. Les fleurs étaient artificielles, mais on sentait de la chaleur et de la douceur dans la pièce. Denzel, assis dans le sofa, regardait Levy. Elle se démenait pour reboucher la fenêtre cassée avec un sac en plastique.
« Nous réparerons ça correctement quand mon fils rentrera. Pour l’instant ça suffira comme ça. »
« Je vous demande pardon, madame Levy... »
« Si ça ne s’était pas passé maintenant, tu sais que je t’aurais traîné par la peau des fesses pour aller me plaindre chez tes parents ! »
« Papa et Maman... »
« Ne me dis pas qu’ils se sont enfuis en te laissant là, quand même ? »
« Ils étaient dans le quartier 7. »
Levy interrompit son travail, s’assit et se tourna pour prendre Denzel dans ses bras.
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| Denzel, oscillant. |
Une fois le calme revenu, Levy proposa d’aller faire un tour dehors.
Cherchons ta maison. Ils marchèrent en se tenant par la main. Denzel avait arrêté de tenir ses parents par la main depuis qu’il avait six ans. Ça ne faisait pas très classe. Cependant, à ce moment-là, il n’aurait lâché la main de Levy pour rien au monde.
Pour faire face à la situation, la Shinra logeait ses employés dans les locaux du siège. Les familles avaient été évacuées à Junon ou à Costa Del Sol. Levy, qui aurait été seule où qu’elle aille, avait dit qu’elle préférait rester chez elle.
« Merci pour tout. Et désolé pour la vitre... »
Levy s’inclina sans rien dire. Lorsque Denzel allait entrer, elle passa sa tête à l’intérieur pour regarder.
« Il n’y a rien dans cette maison, qu’as-tu l’intention de faire ? Viens chez moi. Tu es d’accord, n’est-ce pas ? »
Denzel se mit à vivre chez Levy.
Depuis l’explosion du réacteur Mako numéro 1, Levy avait prévu que les temps seraient durs, et avait acheté plein de nourriture à l’avance. Dans le jardin de derrière, le débarras était rempli de boîtes de conserve et autres réserves.
« En étant prête à tout, on n’a pas de mauvaise surprise. »
La journée de Levy était chargée. Ménage de la maison, des alentours, préparation du repas, et couture. A part la couture, Denzel l’aida dans toutes ses tâches. Avant de dormir, il lut un livre. Levy lisait un livre épais, apparemment difficile. Quand il lui demanda s’il était intéressant, elle répondit que pas du tout. Elle dit que c’était un livre de son fils. Si elle le lisait, elle comprendrait le travail de son fils, mais cela faisait déjà plus de cinq ans qu’elle était dessus. Elle rit en disant qu’elle le lisait pour dormir.
Levy lui prêta alors un livre illustré sur les monstres, et lui dit de le lire parce que ça lui serait utile. Ce livre était à son fils, qui l’avait lu lorsqu’il avait à peu près l’âge de Denzel. Des illustrations en couleurs et des explications sur les monstres étaient inscrites. Si vous tombez sur un monstre, fuyez tout de suite. Ensuite, prévenez un adulte. Si jamais je rencontrais un monstre maintenant, devrais-je aller prévenir Levy ? Mais j’ai bien peur que Levy ne sache pas se battre. C’est peut-être moi qui devrais l’affronter. Est-ce que j’en serais capable ? Est-ce que je le vaincrais ?
Il pensa qu’il ne servirait a rien. C’est pour ça que mes parents sont partis en m’abandonnant.
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| Chambre de Denzel, à l´étage du bar Le Septième Ciel. |
* * *
A cause du soleil qui commençait à chauffer, Denzel transpirait.
« Il fait vraiment chaud... », dit Reeve en direction de Johnny.
« Tu ne nous donnerais pas de l’eau ? »
Denzel sortit un mouchoir pour essuyer sa sueur.
« C’est que tu es mignon ! On dirait une fille. »
« Ah bon... », Denzel fixa son mouchoir.
* * *
Un matin, alors qu’il se réveillait, Levy lui dit en lui montrant une chemise à col :
« Mets ça. Je n’avais que ce motif pour le tissu, mais je l’ai fabriquée pour toi. »
Le dessin consistait en une multitude de petites fleurs roses sur fond blanc, que Denzel aurait en tous les cas refusé normalement, mais cette fois-ci il se changea et l’enfila, tout content.
« Je t’ai fabriqué ça parce qu’il me restait du tissu. C’est pour toi. » Elle lui tendit des mouchoirs avec le même motif. Apparemment il lui restait beaucoup de tissu, donc il reçut beaucoup de mouchoirs. Denzel en plia un et le mis dans sa poche arrière.
« Et puis... », le sourire s’effaça du visage de Levy. « Comment pourrais-je te le dire... »
Denzel essaya d’imaginer ce qu’elle avait à lui dire. Il pensa à ce qu’il avait le moins envie d’entendre. Va-t-en. Son corps tremblait, de peur de se le faire dire.
« Allons dehors. »
Levy rejoignit le jardin de derrière par la porte de la cuisine. Denzel hésita, mais suivit finalement. Il marcha sur la terre qui avait été étendue là en couche épaisse, et se tint à côté de Levy. Elle regardait le ciel.
Denzel fit de même. Il y avait un gros point noir dans le ciel. C’était un paysage tout à fait sinistre. Le ciel de midi était bleu et blanc. Les autres moments, il n’était que mélancolie et angoisse.
« Moi non plus je n’y connais rien. Il paraît qu’ils appellent ça un météore. Quand il se télescopera avec la Terre, ce sera la fin de tout. »
Levy sortit deux boîtes de conserve du débarras et les donna à Denzel.
« On ne sait jamais comment se préparer à ce genre de chose. »
Ce jour-là, Levy ne fit pas de ménage ni de couture. Elle ne fit que réfléchir, sur le sofa.
A plusieurs reprises, elle semblait vouloir faire quelque chose mais se ravisait, puis téléphonait. Apparemment personne ne répondait. Denzel, qui faisait le ménage à l’intérieur de la maison et dehors, se demandait si ce n’était pas à son fils. Il n’arrivait pas à se représenter ce que produirait la collision d’un météore. Mais il y avait autre chose que Denzel avait plus envie de savoir. Cependant, il ne demanda pas. Levy revint à la réalité, et se mit à faire le ménage. Denzel, ça ne va pas du tout, qu’as-tu regardé jusqu’à maintenant ? La Levy de toujours était bien revenue à elle.
Le soir, ils s’assirent tous les deux sur le sofa et lurent leurs livres habituels. Sans lever les yeux de sa page, Levy dit :
« Denzel, j’ai l’intention d’attendre ici jusqu’au dernier moment. De toute façon, si la Terre disparaît, ce sera la même chose où qu’on aille. Qu’est-ce que tu vas faire ? Si tu as envie de t’en aller quelque part, tu peux emporter de la nourriture. Tu es encore un enfant, donc tu as le droit de choisir ton dernier endroit. »
Denzel réfléchit bien à ce que venait de lui dire Levy. Puis il posa enfin la question qui l’avait tracassé toute la journée.
« Est-ce que je peux rester ici ? »
Levy leva la tête de son livre et regarda Denzel en souriant.
Puis tout se passa comme toujours. Elle omit seulement le ménage de dehors. Ce travail devint la tâche de Denzel.
On pouvait voir que des travaux avaient commencé dans l’immeuble de la Shinra. Le temps d’un soupir, un canon fut installé sur le toit. Denzel annonça à Levy que la Shinra allait détruire le météore.
« Cette compagnie fait toujours quelque chose de travers. », dit seulement Levy en secouant la tête avec tristesse.
Finalement, le canon fut dirigé dans une certaine direction, puis tira une fois et détruisit quelque chose, qui s’effondra. Peu après, l’immeuble de la Shinra reçut une attaque qui le démolit. Denzel se demandait quels monstres il pouvait bien y avoir. Il n’arrivait pas à imaginer quels monstres étaient capables de détruire des immeubles, mais renonça à demander à Levy. Dans le ciel, le météore était là, toujours. Dans les autres régions, c’était l’affolement, mais la vie de Denzel était calme.
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| Guérison de la Planète. |
Sans contenir son envie de revoir ses parents, il lui arrivait de pleurer sans retenue, mais il se calmait lorsque Levy le prenait dans ses bras.
Lorsqu’il dormait avec Levy, cela ne l’aurait pas dérangé que la fin vienne.
Ce n’est pas le météore qui troubla la paix de Denzel, mais un courant rapide blanc et rugissant. La force bénéfique issue du Life Stream répandu par les étoiles pouvait détruire le météore, mais cette énergie vitale concentrée provoquait aussi la destruction des Hommes.
Le fameux jour. Denzel et Levy étaient dans le lit et essayaient de dormir. Dehors, on entendait le vent souffler fort. Mais le bruit était puissant pour du vent. La maison commença alors à trembler brutalement.
Le dernier instant arriva. Alors que Denzel pensait qu’il serait bien que ce soit la fin maintenant, après un moment les tremblements devinrent encore plus violents. Le bruit, qui ne s’apaisait pas du tout, se transforma en un vacarme laissant penser qu’un train passait juste à côté de la maison. Dans les bras de Levy, Denzel tentait tant bien que mal de supporter, les yeux fermés, mais au bout de cinq minutes il n’en put plus.
« Levy, j’ai peur. »
Alors que Levy se levait pour allumer la lumière, les rideaux à fleurs devinrent tout blancs. La maison toute entière fut comme happée par la lumière.
« Cache-toi sous la couverture. », Levy quitta la chambre à coucher. Les vibrations de la maison devinrent intenses, et les fleurs artificielles du dessus de l’armoire tombèrent sur le parquet. Denzel surgit du lit et suivit Levy. Elle regardait par la fenêtre du séjour. Celle que Denzel avait cassée, et qui avait été réparée simplement avec un sac plastique. Ce plastique, justement, était gonflé par le vent et risquait à tout moment de se déchirer. Levy se précipita pour le maintenir de ses deux mains.
« Denzel, retourne dans la chambre ! »
Denzel oscillait. Il ne pouvait pas bouger, comme si la plante de ses pieds était collée au sol. C’est moi qui aie cassé cette vitre. Peut-être qu’à cause de moi, quelque chose de très mal va arriver. Levy quitta la fenêtre et s’approcha à pas rapides. Elle poussa violemment Denzel, qui lui tendait les bras, jusqu’à la chambre à coucher. A cet instant, le plastique de la fenêtre se déchira et un faisceau aveuglant de lumière se propagea dans la maison. Levy ferma la porte et poussa un cri.
« Levy ! », Denzel tira la poignée pour ouvrir la porte.
« Denzel, arrête ! »
« Non ! », Denzel tira encore sur la poignée.
Levy se tenait le dos contre la porte. Elle allongeait ses jambes et ses bras en les écartant, de manière à maintenir le cadre de la porte.
« Ferme la porte ! »
Il aperçut de nombreux faisceaux de lumière traverser la pièce et le corps de Levy en rebondissant sur les murs. Comme des serpents lumineux, la lumière s’agitait avec violence à travers la pièce.
Denzel se dit que ce monstre n’était pas dans le livre d’images. Il faut s’enfuir et prévenir un adulte. Non, dans cette maison je dois me battre seul.
« Levy ! », alors qu’il criait, un faisceau toucha Levy de plein fouet. Elle poussa un court gémissement. Comme la lumière avait changé et ressemblait maintenant à des fils, Denzel pris son courage à deux mains et se faufila par l’espace qui séparait Levy du mur pour rejoindre la chambre à coucher.
Presque au même moment, Levy s’effondra, et Denzel perdit connaissance, touché par la lumière.
A suivre...