Fantasy-Source.com > Article > Square Enix - L’affaire Taito : Square Enix Assouvit Son Rêve De GrandeurAlors que Square Enix prépare la sortie de ses futurs blockbusters, à savoir Kingdom Hearts II et bien évidemment Final Fantasy XII, voici qu’une rumeur circule sur la toile : le géant du RPG aurait comme objectif de faire de Taito Corp une des ses filiales. Aujourd’hui, le stade du simple "on dit" est révolu et l’information est désormais officielle : Square Enix est dorénavant actionnaire majoritaire de la firme. Revenons donc sur ce rachat ainsi que sur l’histoire de Taito afin d’apercevoir quels seront les changements qui découleront de ce rachat.
Square Enix absorbe Taito
Cela faisait plusieurs mois que Square Enix lorgnait dans l’ombre sur Taito, la modeste société spécialisée dans les jeux d’arcade. Le coût de développement des jeux next-gen contraint en effet les éditeurs à s’unir afin de pouvoir supporter des dépenses grandissantes. Encouragé par la toute fraîche fusion Bandai-Namco, Square Enix s’est mis en tête d’acquérir Taito et a débuté sa campagne d’absorption dès le début de l’été. La direction de cette dernière ne s’étant pas opposée au rachat, c’est le 28 septembre 2005 qu’elle devient officiellement une branche à part entière de Square Enix. Détenant 93,7% des parts de Taito, soit quelques 346 689 actions, la firme compte bien acquérir les 6.30% restant au cours des prochaines semaines. Cette union va permettre à Taito, au chiffre d’affaire de 84.6 billion de Yen (624.4 million d’euros), et à Square Enix, 73.9 billion de Yen (545.5 million d’euros), de réunir la bagatelle de 158.5 billion de Yen soir pas loin de 1,1 billion d’eurose afin de se hisser à la troisième place du palmarès des entreprises japonaises du monde jeu-vidéoludique (derrière Sega Sammy et Nintendo). Autant dire que le champ d’action de la société mère du RPG s’élargit de plus en plus et qu’elle fait aujourd’hui figure de véritable pilier de l’industrie du divertissement. De plus, ce rapprochement donnerait des idées à Capcom qui de son coté aimerait bien faire de même avec Sega Sammy, mais c’est une autre affaire…
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| Yoichi Wada, PDG de Square Enix | 100 ans de bonheur ? | Yasuo Nishigaki, PDG de Taito |
Taito a un sacré karma dans le domaine de l´arcade !
Née au cours de l’année 1953, la firme japonaise Taito Corp. se contentait de fournir des distributeurs automatiques au Japon mais aussi aux Etats-Unis ainsi qu’en Europe. C’est en 1980 qu’elle se lance dans le jeu vidéo avec Polaris, un shoot´em up sous-marin tournant sur les ordinateurs de l’époque. Pour information la configuration minimale était de disposer d’un processeur cadencé à 2 Mhz ! Et c’est dans la même année que sortiront une vingtaine de jeux destinés à divers supports, ordinateurs et arcade. Malgré les nombreux essais sur consoles de salons, c’est surtout sur ce dernier support que la firme a réellement réussi à se démarquer et ce sont les nombreuses bornes disponibles dans l’ensemble du Japon qui ont permis à Taito de se forger un nom et une image de qualité. Cependant, cela n’a pas empêché l’afflux de softs sur Famicom, PC-Engine, Master System, Mega Drive, Super Famicom, Game Boy, N-64, Saturn, Playstation et Playstation 2. Autant dire que la firme a traversé le temps avec brio, notamment grâce à des licences telles Bust-A-Move, Arkanoid, Bubble Bobble ou encore Cosmo Warrior Zero. N’oublions pas les derniers jeux présentés lors du dernier Tokyo Game Show ayant eu lieu au début du mois : Exit (PSP), Densha de GO ! (PSP), Lost Magic (DS) et pour finir Raiden III (PS2). Mais Taito ne s’arête pas en si bon chemin puisque des jeux sur PS3 et XBOX 360 seraient d’ors et déjà en développement.
Ce rachat semble donc parti du bon pied, promettant un avenir riche en jeu et en surprise (notamment grâce à la technologie récemment développée Type-X). Le rapprochement de Square Enix et de Taito Corp. va donc permettre aux deux firmes de faire face aux coûts de développement démesurés qui s’annoncent et surtout à mieux s‘ouvrir au marché étranger. Mais les avantages ne s’arrête pas là puisque l’on a maintenant à faire à une société placée parmi les plus grandes et à la capacité financière énorme. Il ne reste plus qu’à attendre les communiqués officiels pour prendre part aux décisions structurelles et organisationnelles découlant du rachat…