Final Fantasy XI - FFXI : Tatutaru No Seizon Vol.1
Fantasy-Source.com > Article > Final Fantasy XI - FFXI : Tatutaru No Seizon Vol.1

FFXI : Tarutaru no seizon vol.1

Carnet de route. Un pied près du cœur, le miroir d’un temps. L’abstraction du badinage de la presse généraliste. Une forme de narration autobiographique à même d’informer et d’émouvoir. Fantasy-Source, féal de Vana’Diel pour un jour. En somme, les cinq phrases qui m’ont poussé, en tant que joueur, à rédiger ce journal de bord.
Pour l’heure, Tarutaru s’avère novice. Il trébuche, s’interpelle quant à ses capacités, tente de s’attitrer une part de conversation entre vétérans… Premiers pas d’un mage blanc dans Bastok et ses environs.

Les remparts ternes de San’Doria et ses accords de cornemuse me donnèrent faim à découvrir une seconde ville natale. De plus, des amis m’invitèrent à enrôler le job de Mage Blanc (WHM) tant il s’avérait minoritaire et par conséquent très recherché. D’un autre côté, les relations que j’entretenais avec mon ego virtuel, un Elvaan, commençaient à s’altérer. C’est pourquoi je décidai de m’installer dans la peau d’un Tarutaru, de partager sa minime coquette et son art de la magie pour venir aux secours des chevaliers, moines et autres voleurs malchanceux. C’est ainsi que mon périple débute, le sourire accroché à chaque personne croisée.

Première rencontre

Puisque OUI, Final Fantasy XI demande à ses joueurs d’adopter une philosophie communautaire pour évoluer. Si converser, rechercher le débat, attirer le regard d’autrui ne figure pas dans votre dictionnaire, inutile de vous dire que vous vous froisserez rapidement le nez sur des aléas, la monotonie… Mon Tarutaru comprit en effet dès les premières minutes de jeu qu’il devait porter de l’attention à chacune des personnes qu’il rencontre tant elles en savaient plus que lui et n’hésitaient pas à effectuer milles courbettes pour nous servir. La preuve :

Erriol : Bonsoir.
Hwoaranga : Quel plaisir d’entendre quelqu’un parler français.
Erriol : Oui. Les français se font rares sur ce serveur (Asura). Tu connais Paltrohug Mines ?
Hwoaranga : Non. Je ne suis resté pour l’instant qu’à Gustaberg.
Erriol : C’est aussi dans la région de Gustaberg, je vais te montrer la route. Suis-moi !

[…] Sur cette note expéditive, nous arrivions au terme de notre course. Son amie décousait avec des crabes. Elle semblait livrer toute son ardeur dans ce combat. Je me proposai de la guérir bien que mes moyens s’avéraient modestes en tant que WHM Lvl 1-5.

Mariv (Hume américaine) : Salut, tu as le don pour arriver au bon moment !
Baylee (se référant au film Shrek) : Oui, Baylee et son noble destrier tombent toujours à pic.
Hwoaranga : Noble destrier… pourquoi pas ?
Mariv : En tous cas, je te dois une fière chandelle !
Hwoaranga : N’exagérons rien.
Baylee : Comment vont les affaires ?
Mariv : Je suis sur le point d’atteindre le niveau 4.
Hwoaranga : Après combien d’heures de jeu ?
Mariv : Mmm… deux jours.
Baylee : Apparemment, les niveaux se décrochent vite.
Mariv : Oui. Dans Final Fantasy XI, tu passes la plupart de ton temps à discuter, à rechercher des contacts pour en savoir plus.
Hwoaranga : La preuve (rires). Je me suis rendu à la maison des enchères tout à l’heure. On ne voit que des personnes inanimées qui s’assoient devant la fontaine ou sur les marches d’escalier pendant une dizaine de minutes sans bouger le petit doigt.
Baylee : Beaucoup de personnes parlent entre elles, surtout là-bas. C’est sans doute l’endroit le plus populaire de Bastok. Tout le monde vient acheter ou vendre des objets, se rejoint avant de combattre à South Gustaberg.
Hwoaranga : Tu te pointes devant le guichet, personne. Quelques secondes plus tard, tu te retrouves la joue collée contre un Elvaan, le pied sur la chaussure d’un Galka…
Mariv : Quand un joueur change une composante de son équipement, le serveur doit actualiser le profil de ce joueur.
Baylee : Sinon, je suis tentée de démanteler du crabe avec mes nouveaux poings. On reste unis ?
Hwoaranga : Je veux bien mais je n’ai que l’équipement de base.
Mariv : Sans moi. Il commence à se faire tard chez nous (américaine, heure-8).
Hwoaranga : C’est vrai que les fuseaux horaires n’arrangent pas les choses.
Baylee : Non et il est difficile pour des américains de rencontrer des japonais.
Hwoaranga : Je te plains. Sans cesse des européens à tes bottes.
Baylee : Oui, quel malheur… (rires)

Les deux ménagères se séparent. Je poursuis mon bonhomme de chemin en compagnie de Baylee. Elle décide d’attaquer un crabe, aux abords d’un pont. Je la suis dans sa démarche bien que plongé dans le doute quant à mes capacités guerrières.

Baylee : Ne balise pas. Reste en arrière et guéris-moi au cas échéant.
Hwoaranga : A vos ordres, sir !

En arrière ou non, le crabe prit un malin plaisir à s’attaquer au plus faible, m‘amenant par conséquent à dévaler le canyon de Gustaberg à toute berzingue. Je ne me doutais pas qu’il puisse me pourchasser sur une si longue distance. Certes, les ennemis ne vous attaquent pas sans que vous ayez vous-même déclenché la bataille, mais quand cette dernière est partie… vous êtes également parti. Oui, je viens de quitter ce monde pour le septième ciel, embrassant le terre sèche de Gustaberg.
Premier combat, première défaite. C’est ainsi que je compris que plus on s’éloignait de la ville, plus les monstres demandaient de l’expérience. Je me contentai par conséquent de frapper de toutes mes forces dans les Tunnel Worms, Huge Hornets et autres Night Bats en alternant coup de bâton et utilisation d‘un sort avant de me reposer (Ctrl+H).

Une promesse, une lumière : les mines de Gustaberg

[…] Niveau 6-7 et premier français rencontré (comme quoi crier (via /sh) "Des français dans cette zone ?" porte ses fruits). Ce dernier m’annonça qu’il s’absentera durant une dizaine de jours et que, du fait de son niveau 12, ne pouvait pas me joindre pour combattre. Il me proposa alors un challenge : atteindre son niveau pour qu’à sa rentrée on puisse jouer ensemble sans entournure (on gagne moins de points d‘expérience quand une party est composée de membres de niveaux différents). J’acceptai et c‘est ainsi que nous restions en contact jusqu‘à aujourd’hui.
Quelques quarts d’heure plus tard, un joueur m’invite à rejoindre sa party. Il désire mon aide pour se rendre à Paltrohug Mines (à la pointe nord-est de Gustaberg). J’accepte sans broncher d’autant plus que ce dernier s’avère lui aussi français.

Hwoaranga : Bonjour. Où peut-on se battre ?
Baylee (Mithra américaine) : A North ou à South Gustaberg.
Hwoaranga : Je débute une nouvelle partie. Devrais-je aller dans une zone particulière ?
Baylee : North Gustaberg s’avère plus adaptée aux novices.
Hwoaranga : Quelle route m’y mène ?
Baylee (en pointant la direction du doigt via /point) : Il suffit de continuer tout droit, sur environ 100 mètres et emprunter les escalier en fin de course. Veux-tu que je t’accompagne ? Je dois m’y rendre, une amie m’attend.
Hwoaranga : Avec plaisir ! Merci.
Baylee : Alors suis le guide ! On va former une party. On pourra ainsi plus facilement combattre contre d’éventuels monstres. Dans le menu principal, sélectionne "Party" puis "Seek party". Ensuite, tu retournes dans "Party" pour accepter mon invitation.
Hwoaranga : D’accord. Nous voilà main dans la main à présent.
Baylee : Oui. C’est un certain point de vue. Ne perdons pas de temps.
Hwoaranga : Je vous suis, Madame.
Baylee : Tu peux utiliser la commande /follow pour me suivre automatiquement, sans toucher le clavier.
Hwoaranga : D’accord. Je pourrai parler en même temps dans ce cas.
Baylee : Finalement, ce n’est pas une si bonne idée (rires).

Certes, vous pouvez rire mais le fait de parcourir des terres inconnues ne rassure pas beaucoup. On guette l’horizon, craignant sans cesse de devoir se battre contre un ennemi bien plus fort que soi (notamment les Gobelins). Néanmoins, le voyage se fit sans encombre et ce n’est non sans un ostensible soulagement que je m’arrêtai devant les mines.

Hwoaranga : Je présume que c’est ici.
Erriol : Exact. Avec notre niveau, nous devrions pas rencontrer de problèmes mais je préfère prévenir (plutôt que guérir) : ne perds pas tout ton temps à me soigner, je préfère miser sur l’attaque. Tu devras par conséquent toi aussi frapper les Quadav (en majorité) que regorge cet endroit.
Hwoaranga : Je veux bien mais mes HP vont fondre (les mages blanc frappent d’habitude ?).
Erriol : Dans ce cas, retire-toi du combat. Mais de toute manière, nous devrions rapidement arriver à ce que nos ennemis s’écroulent.
Erriol : D’accord.

Bien qu’il se faisait de plus en plus tard (~ 01h00), ma curiosité m’entraînait toujours plus loin, comme si elle devançait mes pas. Qu’il faille dormir ou non, je ne pouvais pas m’arrêter de dévaler ces galeries tout juste éclairées et parsemées de chariots renversés ; de découdre avec des Quadavs, encore et encore. Néanmoins, ma "foi" possédait tout de même ses limites. C’est pourquoi, moi et Erriol, nous accordions à revenir, accompagnés d’une party, pour hanter le troisième étage (bien plus difficile)…

Pour conclure, je retiens de cette première partie, certes un peu de muscle aux bras, mais surtout l’étonnement devant la réalité bénigne de pouvoir coller au dessus de chaque visage une conversation ; la capacité d’intervenir comme bon vous semble dans la vie d’un joueur connecté. Une interaction à la fois sémillante et nouvelle (pour un vétéran des jeux consoles) propre au jeu en ligne à laquelle j’invite tout possesseur de connexion haut débit (malheureusement) à s’essayer.

Parcourir

Plus d'infos


Publicité


Partenaires
Flux RSS au format XML
Hwoaranga

postée le :
11.08.05
mise à jour :
11.08.05

source :
-

Augmenter la taille du texte Diminuer la taille du texte Imprimer