Fantasy-Source.com > Article > Final Fantasy XI - FFXI : Tatutaru No Seizon Vol.1Carnet de route. Un pied près du cœur, le miroir d’un temps. L’abstraction du badinage de la presse généraliste. Une forme de narration autobiographique à même d’informer et d’émouvoir. Fantasy-Source, féal de Vana’Diel pour un jour. En somme, les cinq phrases qui m’ont poussé, en tant que joueur, à rédiger ce journal de bord.
Pour l’heure, Tarutaru s’avère novice. Il trébuche, s’interpelle quant à ses capacités, tente de s’attitrer une part de conversation entre vétérans… Premiers pas d’un mage blanc dans Bastok et ses environs.
Les remparts ternes de San’Doria et ses accords de cornemuse me donnèrent faim à découvrir une seconde ville natale. De plus, des amis m’invitèrent à enrôler le job de Mage Blanc (WHM) tant il s’avérait minoritaire et par conséquent très recherché. D’un autre côté, les relations que j’entretenais avec mon ego virtuel, un Elvaan, commençaient à s’altérer. C’est pourquoi je décidai de m’installer dans la peau d’un Tarutaru, de partager sa minime coquette et son art de la magie pour venir aux secours des chevaliers, moines et autres voleurs malchanceux. C’est ainsi que mon périple débute, le sourire accroché à chaque personne croisée.
Première rencontre
Puisque OUI, Final Fantasy XI demande à ses joueurs d’adopter une philosophie communautaire pour évoluer. Si converser, rechercher le débat, attirer le regard d’autrui ne figure pas dans votre dictionnaire, inutile de vous dire que vous vous froisserez rapidement le nez sur des aléas, la monotonie… Mon Tarutaru comprit en effet dès les premières minutes de jeu qu’il devait porter de l’attention à chacune des personnes qu’il rencontre tant elles en savaient plus que lui et n’hésitaient pas à effectuer milles courbettes pour nous servir. La preuve :
[…] Sur cette note expéditive, nous arrivions au terme de notre course. Son amie décousait avec des crabes. Elle semblait livrer toute son ardeur dans ce combat. Je me proposai de la guérir bien que mes moyens s’avéraient modestes en tant que WHM Lvl 1-5.
Les deux ménagères se séparent. Je poursuis mon bonhomme de chemin en compagnie de Baylee. Elle décide d’attaquer un crabe, aux abords d’un pont. Je la suis dans sa démarche bien que plongé dans le doute quant à mes capacités guerrières.
Baylee : Ne balise pas. Reste en arrière et guéris-moi au cas échéant.
Hwoaranga : A vos ordres, sir !
En arrière ou non, le crabe prit un malin plaisir à s’attaquer au plus faible, m‘amenant par conséquent à dévaler le canyon de Gustaberg à toute berzingue. Je ne me doutais pas qu’il puisse me pourchasser sur une si longue distance. Certes, les ennemis ne vous attaquent pas sans que vous ayez vous-même déclenché la bataille, mais quand cette dernière est partie… vous êtes également parti. Oui, je viens de quitter ce monde pour le septième ciel, embrassant le terre sèche de Gustaberg.
Premier combat, première défaite. C’est ainsi que je compris que plus on s’éloignait de la ville, plus les monstres demandaient de l’expérience. Je me contentai par conséquent de frapper de toutes mes forces dans les Tunnel Worms, Huge Hornets et autres Night Bats en alternant coup de bâton et utilisation d‘un sort avant de me reposer (Ctrl+H).
Une promesse, une lumière : les mines de Gustaberg
[…] Niveau 6-7 et premier français rencontré (comme quoi crier (via /sh) "Des français dans cette zone ?" porte ses fruits). Ce dernier m’annonça qu’il s’absentera durant une dizaine de jours et que, du fait de son niveau 12, ne pouvait pas me joindre pour combattre. Il me proposa alors un challenge : atteindre son niveau pour qu’à sa rentrée on puisse jouer ensemble sans entournure (on gagne moins de points d‘expérience quand une party est composée de membres de niveaux différents). J’acceptai et c‘est ainsi que nous restions en contact jusqu‘à aujourd’hui.
Quelques quarts d’heure plus tard, un joueur m’invite à rejoindre sa party. Il désire mon aide pour se rendre à Paltrohug Mines (à la pointe nord-est de Gustaberg). J’accepte sans broncher d’autant plus que ce dernier s’avère lui aussi français.
Certes, vous pouvez rire mais le fait de parcourir des terres inconnues ne rassure pas beaucoup. On guette l’horizon, craignant sans cesse de devoir se battre contre un ennemi bien plus fort que soi (notamment les Gobelins). Néanmoins, le voyage se fit sans encombre et ce n’est non sans un ostensible soulagement que je m’arrêtai devant les mines.
Bien qu’il se faisait de plus en plus tard (~ 01h00), ma curiosité m’entraînait toujours plus loin, comme si elle devançait mes pas. Qu’il faille dormir ou non, je ne pouvais pas m’arrêter de dévaler ces galeries tout juste éclairées et parsemées de chariots renversés ; de découdre avec des Quadavs, encore et encore. Néanmoins, ma "foi" possédait tout de même ses limites. C’est pourquoi, moi et Erriol, nous accordions à revenir, accompagnés d’une party, pour hanter le troisième étage (bien plus difficile)…
Pour conclure, je retiens de cette première partie, certes un peu de muscle aux bras, mais surtout l’étonnement devant la réalité bénigne de pouvoir coller au dessus de chaque visage une conversation ; la capacité d’intervenir comme bon vous semble dans la vie d’un joueur connecté. Une interaction à la fois sémillante et nouvelle (pour un vétéran des jeux consoles) propre au jeu en ligne à laquelle j’invite tout possesseur de connexion haut débit (malheureusement) à s’essayer.