Fantasy-Source.com > Article > Nier - GC > Nier : ça Va SaignerEn 2010, PlayStation 3 et Xbox 360 risquent de faire de bien mornes rêves : Nier et son goût prononcé pour les coulées de sang et les corps putréfiés entendent mettre l'éditeur Square Enix sur le haut de la scène action-aventure. Au gamescom, son producteur Takayuki Kawasaki en faisait une présentation d´une demi-heure.
Années 30. Nier vous met dans la peau d'un père jouant le rôle-titre. Au chevet de sa pauvre petite, il écume de rage. Atteinte du Black Scrawl, un virus propagé à grande vitesse, sa fille vacille entre la vie et la mort. Il part alors à la recherche d'un remède, entre chiens et loups, avec pour seules compagnes un tranchoir démesuré, un livre de sorcellerie et un bras-monstre capable d'écraser les crânes contre les murs. Que de poésie.
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Un hack and slash, Nier se veut être aussi un RPG et un jeu de plateforme. Les studios Cavia, auteur de Drakengard, entendaent faire de ce jeu sur commande un échantillon hybride mariant plusieurs styles afin d'avoir une chance contre les ténors du groupe God of War, Ninja Gaiden et Devil May Cry. La présentation faite au gamescom montrait Nier se défaisant d'un boss peu catholique : un croisé mygale-dinosaure à plusieurs têtes que le héros combattra sur plusieurs étages avant de le voir à terre. C'est là une des subtilités du soft. Outre chercher le point faible de son ennemi, le joueur devra explorer plusieurs tableaux, en l'occurrence une plateforme haut perchée, un rocher puis un échafaudage pour finalement être en position de donner le coup fatal. Une subtilité qui n'est pas sans rappeler les titans que Kratos laissaient atrophié d'un voire plusieurs membres. A l'aide de son épée de son arc, Nier visait les pattes de la bête ; avec son grimoire gravitant autour de lui et sa main extensible, les monstres prêtant compagnie. Il y avait aussi, Kaine, une compagnonne de route très distinguée fringuée en robe de nuit, collants et soutifs, qui lançait des insultes au boss. Et pas des petites : « Pourris en enfer, fils de pute », « C'en est fini, trou du cul » ou encore « Je vais t'arracher la bite pour la donner à manger à tes enfants ». Takayuki Kawasaki explique toutefois que si la demoiselle parle si savamment, c'est que « l'intrigue et l'orientation du jeu l'obligent ». Par « orientation de jeu », l'homme précise vouloir se démarquer de l'étiquette qu'on colle à Square Enix, soit d'« un géant du jeu de rôle japonais ». Mais si c'était là l'exception qui confirme la règle ?
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Il est encore trop tôt pour en juger. M. Kawasaki précise que les graphismes ne sont complétés qu'à moitié, ce qui explique pourquoi les angles sont encore peu arrondis. Il reste encore beaucoup à voir et à présenter. Le staff serait d'ailleurs en train de faire le maximum pour offrir une deuxième démo en septembre, au Tokyo Game Show. Pour l'heure, nous ne pouvons que croire son producteur sur parole. La version finale du titre comprendra plusieurs phase de plateforme 2D où la caméra adoptera un plan fixe : vue de côté ou contre plongée. Les combats s'avèreront largement plus simples que dans Ninja Gaiden, avec deux boutons d'attaque pour alterner entre rapidité et puissance, une parade, une esquive et l'incantation de sorts en temps réel. Le monde de Nier sera ouvert. Le joueur aura la possibilité de faire évoluer ses armes, comme dans Onimusha, autre référence. En bref, un « un très nerveux hack and slash and sword and sorcery game » pour reprendre l'expression de Kawasaki même si côté vitesse, les développeurs ont encore du pain sur la planche. Gageons à ce que le studio Cavia donne le maximum, d'ici à sa sortie en deuxième moitié de l'année prochaine.