Star Ocean 4 : The Last Hope - Un Peu Plus Près Des étoiles ?
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Star Ocean 4 : un peu plus près des étoiles ?

Dévoreuse d'anime et de jeux vidéo, Exelen livre sans détours ses impressions sur Star Ocean: The Last Hope, quatrième volet d'une série entamée sur Super Famicom et dont le succès ne faiblit pas. Mettre plein gaz sur Xbox 360 se serait fait sans accrocs ?

Et voilà ! J´ai enfin terminé Star Ocean 4, presque deux semaines après l´avoir commencé. Une soixantaine d´heures environ m´a été nécessaire pour boucler tout ça, sachant que je ne me suis absolument pas pressée et que j´ai largement pris mon temps : 25 heures pour finir le premier DVD, 20 heures pour le second, et une quinzaine d´heures pour le dernier. Tout cela prend en compte les innombrables heures que j´ai dû passer à me battre dans l´arène et à faire une bonne partie des quêtes, donc j´imagine qu´en ligne droite ça doit être largement faisable en une petite quarantaine d´heures. Ce qui est tout de même surprenant de la part de Tri-Ace, c´est que le jeu est resté tout le long plutôt facile dans son mode de difficulté normal (Galaxy) : je n´ai pas fait un seul game over de toute ma partie et je n´ai eu aucun besoin d´enchaîner les séances de level up. C´est dire : j´avais passé mon temps à crever lamentablement contre la plupart des boss dans SO3... Et je ne parlerai même pas de SO1. Faut dire que le système du Bonus Board facilite grandement la progression. Mais même sans cela, j´ai trouvé que peu d´ennemis posaient vraiment des soucis et que dans le pire des cas ils possèdent tous un point faible que le joueur se doit de trouver. En fait, au fur et à mesure que l´on progresse, les combats deviennent plus longs qu´autre chose. Et j´ai dû rester une bonne demi-heure à me battre face au boss de fin, dont le nombre de HP devait allègrement dépasser le million.


Une fois le jeu fini il est possible de débloquer un épilogue pour chaque personnage, épilogue qui dépend bien sûr de ses affinités avec les personnages en question. De mon côté je n´en ai obtenu qu´un seul, celui d´Arumat, parce que tous les autres personnages me détestaient. Il est toujours possible de remédier à cela en fabriquant des potions d´amour, mais j´ai eu la flemme d´essayer.

Etre femme au vaisseau comme on est femme au foyer

Les donjons ne sont finalement pas si labyrinthiques que ça, et il est impossible de vraiment se perdre grâce à la carte : ils sont juste très longs. Et toujours aussi avares en points de sauvegarde. Le donjon que j´ai détesté de tout le jeu est le Purge Temple et ses énigmes avec des statues et ses portes qui ne s´ouvrent qu´avec l´anneau de lumière. C´est tout de même étrange d´avoir d´un côté des donjons qui durent plus de deux heures, et de l´autre des donjons parfois très courts (EN II prend dix minutes en courant). Sans oublier le très joli donjon final, absolument pas linéaire pour le coup ! J´ai également été assez surprise par les liens très forts avec les Star Ocean précédents : à à ce niveau-là il ne s´agit même plus de simples clins d´oeil gratuits ! Et je regrette d´autant plus de n´avoir toujours pas joué à SO2, car finalement je n´aurais compris que les références à SO1 et SO3.
De même, la possibilité de pouvoir décorer le Calnus est plaisante : grâce à l´Item Creation, il est possible de créer un juke-box (pour réécouter toutes les musiques du jeu), des flacons de parfum, des paquets cadeau, des distributeurs d´items ou encore un Memorial Plate, permettant d´avoir accès à quelques statistiques plus ou moins utiles sur sa partie (nombre de quêtes résolues, nombre d´items crées, pourcentage de coffres ouverts, nombre de kilomètres parcourus...).


Mais le hic, c´est le scénario : ça commençait relativement bien, mais c´est devenu de plus en plus abominablement cliché et très moralisateur sur la fin, bien plus que dans n´importe quel RPG moyen, sans parler du ridicule et de la niaiserie de certaines scènes (le passé de Myuria). Beaucoup de choses m´ont gênée et en parler ici relèverai du spoiler, mais je dirai juste que certaines ficelles scénaristiques étaient un peu trop grosses.
Au bout du compte le scénario de ce SO4 était un peu un melting-pot de l´histoire des précédents volets mais en moins bien, avec quelques phases intéressantes et d´autres beaucoup moins (notamment toute la partie où Edge est en mode emo/dépressif). Dommage que certains retournements de situation se voient venir de loin, mais heureusement qu´il n´y a pas eu de plot twist à la SO3 sinon j´aurais mangé mes DVD. Quant au rebondissement final, je ne préfère pas me prononcer dessus, mais à ce moment là j´avais surtout envie de dire face à mon écran : « WHAT THE FUCK, TRI-ASS? » Bref, on ne jouera pas à ce quatrième épisode pour son intrigue.

Let the battle begin !

Au niveau des combats, j´ai trouvé l´IA des personnages assez moyenne. Mais ça dépend pour qui, car j´ai souvent eu Bacchus qui restait planté là en plein milieu d´un combat sans rien faire, tandis que Sarah ne m´aura pas déçue : autant je déteste le personnage, autant en combat c´est un véritable monstre. Notamment pour booster les statistiques des personnages et soigner tout le monde. En outre, chaque personnage possède son propre blindside. Mes préférés sont ceux de Reimi et Meracle, cette dernière étant d´ailleurs particulièrement agréable à manier car très "aérienne". Mais le problème c´est qu´on ne peut pas choisir sa cible à cause de l´auto lock-on, et le personnage que l´on dirige vise normalement l´ennemi le plus proche de lui. Sauf que ça ne marche pas à tous les coups, et le seul moyen efficace de désactiver une cible est de passer en mode manuel puis de repasser en mode automatique.


La bande-son est restée toujours aussi inégale tout au long du jeu, avec du bon, du moins bon, et beaucoup de "déjà entendu". Mais lorsque je me suis rendue compte que les musiques que j´ai préférées étaient celles des remake de SO1 et SO2, j´ai fini par me poser des questions. On se rabattera alors peut-être sur les mini-jeux : j´ai beaucoup aimé l´arène de combat, qui permet de se faire affronter entre eux les membres de son équipe! Je suis restée une bonne dizaine d´heures là-dedans, en tout cas. Il y a également dans les sous-sols de l´arène une course de lapin, assez amusante. Dommage que la majorité des Private Action ait lieu à bord du Calnus entre deux planètes, même si il y a quelques moments très WTF qui ne font pas partie de ces Private Action et qui sont là complètement par hasard : ainsi, en ouvrant par curiosité la porte des toilettes à bord du Calnus, je suis tombée sur Bacchus !

A ma grande surprise, j´ai découvert que l´équipe finale était composée de cinq filles et de trois garçons... habituellement, les RPG sont toujours assez équilibrés à ce niveau-là. D´ailleurs, contrairement aux autres Star Ocean, il n´y a pas ici de système de recrutement de personnages, ce qui est bien dommage. Surtout que les héros s´avèrent très stéréotypés et peu originaux, et je ne me suis vraiment attachée à aucun d´entre eux, mis à part Faize. Le héros, Edge, m´aura souvent fait rire car la prononciation japonaise de son nom, Eiji, ressemble beaucoup à "ecchi", terme qui désigne entre autres la littérature érotique japonaise. De plus il est doublé par la même personne qui a fait la voix du héros principal de Detroit Metal City ainsi que Jouslain dans Tytania, inutile donc de dire que j´ai eu du mal à le prendre très au sérieux. Le doublage en lui-même est tout à fait correct et similaire à celui d´un anime, seulement j´aurais eu bien du mal avec Sarah, qui mériterait le prix de la sodomie auditive de l´année. Lyumle possède également une voix très énervante et monotone, mais ce sont surtout toutes ses phrases qui se terminent en "nano yo" qui m´auront vite lassée.


Star Ocean : The Last Hope possède d´un côté un système de combat bien bourrin et addictif ainsi qu´un petit quelque chose qui donne toujours envie de découvrir la suite de l´histoire. D´un autre côté, le scénario n´est pas bien folichon et les personnages stéréotypés et plats. Pourtant, le plaisir de jouer est là. Ce n´est clairement pas LA tuerie qui va révolutionner le monde des J-RPG sur Xbox 360, loin de là, mais on passe au moins un très bon moment, à condition de ne pas être allergique au côté très otaku et mangasse du jeu.
Si je devais comparer ce jeu avec Tales of Vesperia, qui est assez similaire sur de nombreux points, je dirais que j´ai préféré Tales of Vesperia. Et de loin. Ce dernier est pourtant bien plus classique dans son traitement, mais il le fait très bien. Au niveau des combats les deux se valent, SO4 étant un poil plus bourrin que TOV. Le scénario n´est dans les deux cas pas très original, mais il est nettement mieux rythmé et écrit dans TOV. Concernant les musiques, la comparaison ne tient même pas et SO4 gagne haut la main; mais au niveau des personnages tout le groupe de héros de TOV est infiniment plus attachant et intéressant, Myuria n´étant finalement qu´une sous-copie de Judith. En tout cas, j´aurais eu globalement beaucoup plus de plaisir à jouer à TOV qu´à SO4.

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Exelen

postée le :
25.04.09
mise à jour :
25.04.09

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