Fantasy-Source.com > Article > Square Enix - Star Ocean : Présent Et FuturJadis, une petite société nipponne du nom de Wolf Team, vit le jour. Celle-ci créa, pour le compte d’un certain Namco, le premier épisode d’une série devenue mythique depuis lors : Tales Of Phantasia. C’est en 1995 que l’entreprise change de nom pour devenir Tri-Ace. Depuis, cette dernière lance sur le marché japonais un Star Ocean plutôt bien accueilli. Le soft plait à Enix qui débloque des fonds pour financer une suite, la machine est lancée. Il y a quelques mois de cela arrive en Europe le troisième opus de cette saga : Star Ocean : Till The End Of Time. Afin de fêter dignement cette arrivée, revenons sur les origines de la série pour finir sur une analyse complète du dernier-né.
Naissance d’une saga
Un océan d’étoile est né
Depuis le 30 septembre dernier, les RPGistes européens peuvent enfin s’essayer à la dernière merveille en date des studios de Tri-Ace : Star Ocean : Till The End Of Time. Ce jeu est en fait le troisième épisode d’une série qui, espérons le, ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Afin de comprendre les bases du soft et de l’apprécier à juste titre, retournons, si vous le voulez bien, quelques années en arrière…
Enix, société nipponne à l’origine du RPG, a depuis plusieurs années conquis le cœur des joueurs japonais en mettant au monde le jeu le plus vendu sur l’archipel, Dragon Quest. Non contente d’imposer aux boutiques une file d’attente monstrueuse, la firme rivale de Squaresoft effectue une commande bien spéciale aux studios Tri-Ace, encore méconnus à l’époque. Le résultat sera surprenant et portera le nom de Star Ocean. Le jeu arrive donc sur Super Famicom (appelée Super Nintendo lors de son arrivée en Occident) un beau matin de Juillet 1996 (au Japon bien sûr), le 19 pour être plus précis, et créera la surprise.
En son sein se mêlent héroic-fantasy et science-fiction, RPG et combats dynamiques, mais surtout efficacité et innovations. Bien que plus ou moins ordinaire, le scénario est correctement amené et évolue de façon très active. Pour ce qui est de la réalisation générale : rien à redire ! La technique appliquée, la SD (Super Deformed, petit corps, grosse tête) est en vogue et dispose d’une finition impeccable, en deux mots : c’est beau. Pour parler brièvement de la bande sonore, notons que les musiques étaient d’une qualité inégalée sur la 16 bits de Nintento. Et pour cause, la personne qui en été responsable n’était autre que Motoi Sakuraba !
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Nous évoquions, quelques lignes plus haut, l’apparition d’un certain nombre d’innovations, celles-ci seront présentent dans les autres épisodes qui suivront et sont loin d’être négligeables. Nous retiendrons entre autre les systèmes de "Privates Actions" et d’ "Item Creation". Le premier consiste à créer des situations dans lesquelles le joueur devra prendre des choix qui modifieront la fin du jeu. Ces scènes ont bien souvent lieu lorsque les protagonistes arrivent dans un village. Ils doivent alors discuter ce qui aura comme influence d’interagir avec la qualité d’entente des personnages. Ainsi des couples, révélés à la fin du jeu, pouvaient être formés. En ce qui concerne l’Item Creation, il s’agit là d’une véritable révolution ! Ce système permet au joueur de produire ses propres objets, chose inédite dans un jeu vidéo. Vous l’aurez compris, un chef-d’œuvre est né en cette année 1996, il est donc logique qu’une suite débarque deux ans plus tard…
Une suite des plus savoureuses
Après le carton du premier opus, Enix se décide à renouveler l’expérience Star Ocean. Il retient une possibilité alléchante : sortir la suite sur le continent américain et européen, en plus de la sortie japonaise. Ainsi le 30 juillet 1998 au Japon (USA : 06/1999, PAL : 03/2000), Star Ocean : The Second Story déboule sur la Playstation de Sony. Puisque l’on ne change pas une équipe qui gagne, Tri-Ace est toujours aux commandes de cet épisode qui suit, dans sa lignée générale, les traces du premier. Certaines nouveautés sont bien entendu à prendre en compte : les personnages sont toujours en SD et en 2D mais évoluent dans un décor en 3D (même si elle reste faible à cause des capacités PSOne) ; l’incrémentation de vidéos est venue embellir le jeu ; l’Item Creation a été amélioré, offrant plus de possibilités au joueur. Le jeu dispose de personnages originaux et charismatiques mais surtout de deux modes qui permettent de doubler la durée de vie en donnant l’alternative au début du jeu de choisir entre un protagoniste masculin (Claude Kenni, Humain) et un féminin (Rena Crawford, Elfe). Le scénario sera un brin différent en fonction du personnage choisi mais la trame principale ne souffrira pas du choix effectué. En ce qui concerne les combats, rien à redire au niveau réalisation. En effet, on a rarement vu plus beau et dynamique sur Playstation. A l’inverse, l’intelligence artificielle de vos coéquipiers est déplorable. Il n’est pas rare que ceux-ci vous mettent dans des situations délicates, quand ils ne sont pas occupés à ne rien faire… La bande sonore n’a rien à envier à celle de Star Ocean premier du nom. Sakuraba-san a encore fait des merveilles et accompagne le jeu à la perfection ! Tout comme son petit frère, SO2 dispose d’un scénar’ amusant mais pas très recherché (comparé à un certain Final Fantasy VII sorti un an auparavant). Ne soyons pas médisants pour autant, le tout tient la route et dispose d’une mise en scène bien menée. Les donjons sont en nombres, (trop ?) longs à terminer, mais restent agréables à parcourir, pendant un temps du moins… Terminons cette partie en soulignant un point malheureux : le jeu a fait un flop total lors de sa sortie européenne, sûrement dû à la campagne de publicité désastreuse qui incitait le joueur à passer son chemin vu le contenu visuel qu’on lui offrait.
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Le jeu a eu tout de même droit à sa série télévisée. Celle-ci reprend les aventures de nos héros au sein du second opus et s’écoule sur 26 épisodes. De qualité plutôt moyenne, pour ne pas dire mauvaise, la série n’a jamais franchi la frontière japonaise. Puisque ses points négatifs sont nombreux, attardons-nous sur ses qualités : le character design est assez bon dans son ensemble ; celui-ci, confié à Ayato Kuata et Mayami Azumi respecte l’aspect original des protagonistes tout en leur donnant un peu de fraîcheur. La série a été agrémentée de petits passages en CG mais ceux-ci sont trop fades pour que l’on mérite d’y apporter une quelconque attention. La bande sonore de SO EX relève néanmoins le tout (sans empêcher la noyade) : Sakuraba a fait des merveilles, une fois de plus.
Notons brièvement l’existence d’un épisode Game Boy Color, nommé Blue Sphere qui n’a vu le jour qu’au Japon en 2001. Il narre les aventures de nos héros, deux ans après The Second Story par une intrigue relativement correcte. Le graphisme est plutôt "sympatoche" (les personnages sont toujours en SD). Les combats restent assez dynamiques et la musique est toujours aussi agréable à écouter, devinez qui en est le compositeur ?
Star Ocean 3 : le messie !
Après deux épisodes (sur consoles de salon) ayant rassemblé un grand nombre de fans, Tri-Ace a attendu presque 4 ans pour sortir Star Ocean 3. Mais l’attente n’aura pas été vaine, loin de là… Le jeu est une pure merveille et le joueur se voit rapidement atteint du syndrome caractérisant toute perle du RPG : l’impossibilité de lâcher sa mannette ! Ainsi, au cours du premier trimestre de l’année 2003, arrive au Japon le tant attendu Till The End Of Time. Lors de sa sortie, le jeu a suscité la polémique en voyant le jour dans une version pourvue de bugs énormes (effacement des données de la memory card, écran figé, protagoniste inactif en combat…) apparaissant sur les premières générations de PS2. La gêne étant assez présente, Tri-Ace s’empresse donc d’annoncer qu’une version dépourvue d’anomalies et agrémentée de bonus en tout genre (donjons et personnages supplémentaires, inventaire élargi…) sera commercialisé quelques mois plus tard. Celle-ci portera le nom de : Star Ocean : Till The End Of Time, Director’s Cut. C’est sur cette dernière que les joueurs américains et européens ont le plaisir de s’essayer depuis quelques semaines maintenant. Encore heureux me direz-vous… Après cette petite mise au point, laissez vous guider par ce guide complet du meilleur RPG de l’année 2003 au Japon… et sans doute le meilleur de l’année sur notre bon vieux continent européen.
Les vacances, les filles et la guerre
Aux premiers abords, Fayt Leingod est un jeune homme de 19 ans on ne peut plus ordinaire. Fils d’un professeur très reconnu dans le domaine de la génétique symbologique (la Symbology est l’équivalent de la magie dans SO3), il suit les traces de son père en étudiant avec ferveur. Il passe d’agréables vacances sur une station balnéaire de la planète Hyda IV en compagnie de ses parents et de son amie d’enfance, Sophia, et partage son temps libre à draguer les jeunes demoiselles courtes vêtues sur la plage et à s’entraîner dans le simulateur de combat. Un gars banal en quelques sortes. Cependant, son beau programme vacancier se voit soudain interrompu par l’attaque d’une faction militaire ennemie. Le jeune homme est alors contraint de s’échapper via une capsule de secours et se voit par conséquent séparé de sa famille et de Sophia. Il sera déposé sur une planète à l’avancée technologique peu importante et devra résoudre quelques énigmes afin de patienter jusqu’à l’arrivée des renforts qu’il a sollicités lors de son voyage interstellaire.
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Voici grossièrement comment pourrait être résumé le commencement de votre aventure. Comme vous l’avez sûrement remarqué, le jeu vous plonge dès les premières minutes au sein d’une multitude d’évènements, ce qui laisse peu de place pour rêvasser, et c’est tant mieux ! Autant vous prévenir dès maintenant : il en sera ainsi durant l’intégralité de vos longues heures de jeu. Le scénario vous plonge intensément à chaque parcelle de la planète sur laquelle vous vous trouverez et vous réserve son lot de surprises. Ainsi, lorsque vous commencez à saisir un tant soit peu ce qui vous arrive, les évènements qui vont suivrent vous donneront l’impression que vous ne vous posiez pas les bonnes questions et que la réalité est tout autre. De plus et afin d’accroître l’implication du joueur au sein même de l’action, le soft est bourré de cut-scenes qui ont le privilège d’être toutes doublées (assez correctement il faut avouer). Chaque événement, même mineur, déclenchera un dialogue dans lequel vous aurez le loisir d’apprécier la qualité de la modélisation de vos personnages. Afin de conclure brièvement sur le scénario de SO3, sachez que celui-ci vous tiendra en halène de 70 à 80h (le jeu tient sur 2 DVDs quand même) ; durée que vous doublerez si vous êtes désireux de remplir l’intégralité des quêtes annexes. La durée de vie du soft est donc, pour notre plus grand plaisir, conséquente !
C’est… BEAU !
Bien que la PS2 commence à prendre de l’âge et que ses défauts soit bien connus (aliasing, scintillement), ceux-ci sont réduits à l’état d’apparitions relativement rares. De plus, une chose est à souligner : le jeu est entièrement en Full 3D temps réel ! Vous avez désormais tout le loisir de faire pivoter la caméra afin d’apprécier des décors plus somptueux les uns que les autres. Les villes, elles, sont énormes et fourmillent de détails. Il en va de même pour l’intérieur des habitations : il ne sera pas rare de voir des échiquiers, des tableaux, des vases ainsi que des dizaines d’autres objets rendant les maisons agréables à visiter. Les agglomérations sont tellement vastes qu’il n’est pas rare de s’y perdre ou de s’y attarder afin d’examiner chaque recoin pouvant révéler objets ou argent. Afin de vous aider un minimum, une carte de l’endroit où vous vous situez est disponible à tout moment grâce à la touche R2. Celle-ci sera bien souvent indispensable afin de terminer les donjons à 100%. Avoir parcouru l’ensemble d’un secteur vous permettra de récupérer des objets plus ou moins utiles. Certains peuvent être vendus assez cher, chose avantageuse au début de vos périples.
Pour revenir aux donjons, il est bon de noter qu’ils sont tout simplement gigantesques ! Certains nécessitent plus d’1h30 pour les visiter dans leur intégralité ! Malgré leur immensité, les parcourir n’est jamais lassant. Ceci est dû au fait qu’ils soient superbes, qu’ils disposent tous d’une ambiance propre et, qu’au même titre que les villes et habitations, qu’ils regorgent de détails.
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Finissons en évoquant l’existence de vidéos en images de synthèses apparaissant avec parcimonie au cours de l’aventure. Celles-ci sont relativement belles mais sont de maigre qualité face à celles produites par Square Enix pour la série de Final Fantasy.
De l’action !
Attardons-nous sur un aspect incontournable des RPGs : les combats. Ceux de SO: TTEoT sont tout bonnement jouissifs. Même si FF X-2 avait apporté un nouveau système assez dynamique, il peut aller se rhabiller ! Les combats ne sont plus aléatoires et les ennemis apparaissent dans les décors. Ainsi, la décision vous appartient de les éviter (peu recommandé si vous souhaitez avoir un niveau correct). Aucun temps mort n’est à déplorer et pour cause : vous combattez dans une arène tout en 3D et vous évoluez dans l’espace de l’affrontement comme vous le souhaitez. Vous pourrez ainsi vous placer derrière un ennemi afin de le frapper sans risques, éviter les coups ou bien encore vous cacher derrière des éléments du décor (tels des rochers par exemple, afin de vous mettre à l’abri d’une attaque qui aurait pu être mortelle). Une autre particularité des combats de SO3 des plus appréciables est que les magies et autres attaques spéciales ne figent pas le combat pendant leur exécution, ainsi un ennemi pourra vous stopper alors que vous étiez en pleine incantation mais cela est aussi valable pour ce qui est de vos adversaires. Les combats prennent alors une dimension stratégique qui s’intègre à merveille dans un système fort intéressant.
Vos attaques sont réparties sur 4 catégories : courte/longue distance et faible/forte puissance. Ces coups sont accessibles via les boutons X et O et chaque pression sur votre pad sera distinguée en fonction de la façon dont vous les avez pressées. Explications.
Une pression du bouton X :
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Vous pouvez aussi changer le personnage que vous contrôlez à tout moment. Une simple pression de L1/R1 vous permet en effet de switcher entre vos combattants et cela se révèle bien souvent indispensable lors des affrontements face aux boss. 10 personnages sont recrutables et vous pourrez en avoir 8 dans votre équipe. Des choix seront donc à envisager en fonction de vos préférences.
Une dernière chose en ce qui concerne les combats : vous mourrez si vos HP arrivent à 0 mais ce n’est pas tout, le même sort vous attend si vos MP sont à 0. Cela permet d’éviter les enchaînements d’attaques spéciales mais cela a aussi un avantage certain car quelques ennemis disposent de peu de MP. Ainsi si vous n’arrivez pas à en venir à bout, n’hésitez pas à vous attaquer à leurs points de magie. La solution est parfois dans cette technique donc un conseil : n’hésitez pas à l’utiliser.
Une fois vos affrontements vaillamment remportés, vous vous verrez gratifié d’un certain nombre de points d’expérience. Ceux-ci vous permettront bien entendu de monter de niveau. À chaque level up, on vous attribuera des points de compétences à répartir selon vos bons désirs au sein de 4 capacités : Attaque, Défense, HP et MP. De plus, vous gagnerez des skills aux cours de vos niveaux acquis qui pourront être associés au bouton de votre choix (X ou O). Vous pourrez ainsi créer vous-même votre style de combats. Ces compétences sont bien souvent assez agréables à regarder lors des affrontements, notamment les dernières attaques de Fayt dont vous ne vous lasserez pas d’admirer la beauté (des ailes d’anges lui poussent dans le dos, faisant pleuvoir des plumes sur l’arène).
Une dernière chose à relever et qui est somme toute assez gênante : dès que vous aurez affronté un monstre en tant que boss avec hargne et acharnement, vous aurez la désagréable surprise de le retrouver sur la map tel un adversaire banal quelques secondes après. Evènement plutôt lourd, surtout lorsque vous avez mis 10 minutes à réduire le monstre en question en poussière et qu’il vous faut recommencer car vous le rencontrez au cours de votre petite promenade.
Un soft complet
Focalisons-nous sur certains aspects du jeu qui s’accordent à nous prouver qu’il s’agit là d’un délice à posséder absolument. Souvenez-vous, nous avons évoqué l’"Items Creation" quelques paragraphes plus haut… Sachez que le système est toujours présent dans ce troisième volet de la série des Star Ocean. Celui-ci est tout simplement génial ! Tri-Ace a entièrement refait le système et le résultat est détonnant ! Vous pourrez créer tous les objets imaginables et les compétences disponibles sont au nombre de 8 :
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Les "Privates Actions" (PA), sont aussi au menu et ne sont pas à négliger ! Elles vous permettront, en plus de vous offrir la possibilité de recruter des protagonistes, d’apprécier la fin que vous souhaitez. Celles-ci sont au nombre de 10, certaines ne variant qu’en fonction des personnages que vous avez dans votre équipe. Quant aux PA, on n’en dénombre pas moins de 60 !
Lors du lancement d’une nouvelle partie, vous aurez le choix entre 4 niveaux de difficulté (certains se débloquent à l’aide des BT dont nous parlerons dans quelques lignes) :
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Les mini-jeux n’ont pas été oubliés dans cet opus et vous aurez le loisir de vous mouvoir dans une ville entièrement dédiée à ceux-ci : Gemity. A l’instar du Gold Saucer de FF VII, vous disposerez d’un large panel d’activités allant du tournoi d’échec jusqu’à la course de lapin ! Autant dire que vous passerez d’agréables moments au sein de cette agglomération, d’autant plus que certains objets très puissants vous seront accessibles si vous arrivez à prouver l’étendu de vos talents.
La bonne et mauvaise nouvelles
Comment mieux terminer ce dossier qu’en parlant de la bande son de SO3 ? Celle-ci, à l’instar des premiers épisodes, est composée par Motoi Sakuraba qui a une fois de plus réalisé une pure merveille ! Certaines pistes enfoncent carrément l’album "The Black Mages" grâce à leurs envolées lyriques sur fond de métal. Les combats faces aux boss (notamment celui qui nous oppose au dragon Crosell) sont accompagnés de musiques tout bonnement superbes qui se révèlent être une ode à l’aventure et au fantastique. Que dire de plus ? Vous l’aurez compris, les mélodies accompagnent à merveille un soft tout aussi génial qui nous pousse à reprendre inlassablement la manette encore et encore.
Finissons en évoquant une dernière chose, ennuyeuse cette fois-ci : SO3 n’a malheureusement pas été traduit en Français et est disponible en anglais. Le niveau requis n’est pas très élevé mais l’absence de traduction reste tout de même problématique pour un certain nombre d’entre vous… Cette lacune sera le principal souci qui pourrait vous garder d’acquérir le soft et l’on ne peut que regretter cette gêne qui vous empêchera de saisir toutes les subtilités que renferme l’incroyable scénario de SO3.
Les superlatifs ont fortement été utilisés lors de ce dossier et vous comprendrez sûrement pourquoi si vous avez le plaisir de vous essayer à la dernière merveille de chez Tri-Ace, Star Ocean : Till The End Of Time. Il n’y a plus qu’à remercier Square Enix d’avoir sorti ce bijou en Europe et de croiser les doigts afin qu’un SO4 voie le jour car nombreux sont ceux qui ont découvert cette fabuleuse licence et qui ont bien l’intention de suivre l’actualité Tri-Ace.