Fantasy-Source.com > Dossier > Final Fantasy : The Spirits Within - L´échec FinancierBien qu’animé par une attention des plus sincères, révolutionner le film d´animation, Final Fantasy : The Spirits Within n’amassa que les débris du succès mondial. Le film arriva une semaine trop tard et Shrek (Dreamworks) raffla l´attention des cinéastes comme du grand public. Retour sur le flop retentissant ; retour à l’été 2001.
Les doutes d’Hironobu Sakaguchi (producteur du film) s’attisent dès le suivi du box-office nord-américain. Final Fantasy : The Spirits Within reçoit la notion "Aurait dû mieux faire" en figurant à la quatrième place d’un classement dominé par un film sans réelle soif de succès : Legally Blonde.
Le constat devient d’autant plus apeurant quand Shrek, fleuron des studios DreamWorks, noie tous les films présents sur le marché dans une marée verte, parsemée des yeux d‘humains et de ras de motte. En quelques semaines, il pose pour toutes les caméras des salles obscures, qu’elles soient hollywoodiennes ou européennes. Ainsi, le Dr Aki Ross se fait piquer la vedette par une rousse volcanique (la princesse Fiona) et il s‘avéra impossible pour Square de la déloger de sa tour avant qu‘elle ne parte de son plein gré. Par conséquent, Final Fantasy : The Spirits Within cède son tour et se contente de ramasser les miettes du succès, aux Etats-Unis.
Néanmoins, le constat s’avéra quelque peu moins attristant en Europe où il atteint le point culminant du podium et ce avec une forme olympique ; il décroche le record d‘être diffusé simultanément dans pas moins de 616 salles.
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Bien que le beau de temps ait suivi la pluie, Square Pictures et son partenaire Columbia Pictures ne peuvent se contenter de ce revers de veste, à la vue des optiques financières engagées et escomptées. La plastique de ses protagonistes nécessita en effet pas moins de 130 millions de dollars ! 130 millions en passant outre les dépenses colossales demandées à la création des studios de développement dernier cri, sur la côte Pacifique (Honolulu). Or, The Spirits Within ne rassembla que 75 millions de dollars, en tout pour tout : 32 M aux Etats-Unis, 30 M en Europe, 12 M au Japon et quelques 900 000 $ pour les autres pays.
A la vue de ces chiffres funestes, Sakaguchi s’exile, se confine dans un monde intérieur avant de retrouver le cynisme de la vie extérieure. Sa naïveté, sa prétention le condamne et ce n’est qu’une semaine plus tard qu’il décide de ré-emprunter l’ascenseur de son entreprise.
D’un certain côté, nous le comprenons étant donné que ce film fut d’une certaine manière créé en mémoire du décès de sa mère. C’est en effet cet événement tragique qui l’amena à réfléchir sur le cycle de la vie et ainsi concevoir la théorie de Gaïa.
D’un autre côté, un certain souci de rester fidèle à l’honnêteté et à la franchise nous conduit à remuer le couteau dans la plaie. La première expérience du père des Final Fantasy s’apparente à une farce douteuse ; celle d’offrir à son public une bague de pacotille (dialogues, mises en scènes, protagonistes) dans un écrin de luxe (réalisation).
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Imaginez Aki à la place de Yuna et vous résumez grossièrement
le face à face Final Fantasy : The Spirits Within - Tomb Raider. Le suspens est à son comble en ce qui concerne le résultat du pari... |
Que la vie s’entête… ! Après les causes, suivent toujours les conséquences. Les conséquences, dans ce cas, sont malheureusement éplorées, voire partiales.
Hironobu se doit de fermer les studios Square Pictures avant d’annoncer officiellement qu’il ne "fera plus son cinéma" tandis que d’un autre côté, Tomb Raider, auteur d’aucune avancée technologique ou narrative, s’accapare tous les records d’audience.
C’est ainsi que la page se tourne, sur cet échec commercial clinquant. Une leçon qui causa bien des maux à une société que l’on croyait jusqu’alors inébranlable, au point d’être épaulée par Sony. Me trouveriez-vous ironique si je vous annonce que Square Enix compte récidiver raisonnablement (coûts de développement minimes) avec Final Fantasy VII : Advent Children ?