Final Fantasy : The Spirits Within - Interview : 2e Partie
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Interview : 2e partie

Si vous deviez n´en citer qu´une, quellle expérience retenez-vous de votre travail sur ce projet ?

Andy Jones (directeur en animation) : Au fond pour moi, c´est de créer la vie. Chaque artiste rêve de créer la vie ausi fidèlement.

Chris Lee (co-producteur) : Pour moi, s´investir dans un projet de longue haleine. Je travaille depuis trente ans dans des studios et j´avoue n´avoir jamais participé à un projet si novateur, tant dans sa conception que dans son exécution. C´est comme si l´on suivait le testament de Sakaguchi qui souhaite que l´on dépasse tout film d´animation créé jusqu´à ce jour. Il est très rare que le père d´une saga se charge de la création d´une "adaptation".

C´est la première expérience de M. Sakaguchi dans le cinéma. Etait-ce agréable de travailler avec lui ? Avez-vous dû l´accompagner dans ses premiers pas ?

A. Jones : Etant donné que c´est le premier projet que j´ai réalisé avec lui, je ne pourrais pas donner un avis définitif ou précis. Il faudrait demander aux personnes qui l´accompagnent dans la création d´un jeu vidéo.
Néanmoins, j´admire son sens de vision. Il connaît toutes les astuces pour narrer une histoire, suivre l´angle des caméras...

C. Lee : A la vue de la qualité visuelle des scènes CG (gérées par ordinateur) de Final Fantasy, Vagrant Story, Parasite Eve ou encore The Bouncer, il me semble que la transition entre l´univers vidéoludique et cinématographique se déroulera sans problèmes majeurs.
A ce propos, je me rapelle d´une discussion datée de quelques années où Sakaguchi m´avait confié qu´il souhaiterait remplacer les scènes interactives d´un jeu par la narration d´une histoire par le biais d´images de synthèse.

A. Jones : Sakaguchi suit déjà de manière cinématographique la saga. Il lui a parru ainsi aisé de changer de milieu.

Collaborer avec une telle personnalité, créer la vie grâce à l´image de syntèse... tout me paraît excitant !

A. Jones : Vous ne vous trompez pas d´un iota ! Travailler sur une histoire si captivante, réaliser plus qu´un simple film d´animation... même le cinéma en lui-même est excitant ! A mon avis, le film s´adresse à la tranche d´âge 12...

C. Lee : 12-34 ans apparemment. La même tranche d´âge destiné aux joueurs de la saga sur console.

A. Jones : Mais une telle histoire fait que chaque âge l´appréciera.

Pénétrer le marché américain

Quelle(s) peur(s) apréhendiez-vous, au niveau marketing, en pénétrant le marché américhain avec un film d´animation prototype. Votre public s´attendait-il à ce genre de cinéma, préférait-il un cinéma plus tradtionnel ?

C. Lee : Hollywood suit le princide juridique, elle se base sur le précédent. Par conséquent, il ne fait pas bon d´être premier à fouler la terre d´un domaine inconnu. Néanmoins, nous n´aurions pas pénétrer un tel marché sans nous être assurés des chances de notre projet.

Qui dit évolution, dit technologie

D´après Sakaguchi et Aida, un second film serait à l´étude. Avez-vous déjà réfléchi aux élements que vous pourriez améliorer ?

Andy Jones : Au fur et à mesure que nous avancions dans le projet, nous réalisions que notre technique pouvait s´améliorer. Cependant, nous ne pouvons que concevoir un film selon les outils qui sont mis à notre disposition. L´achat de nouvelles machines ou logiciels donnerait naissance à des environnements et décors plus réalistes ; en plus de l´expérience apportée par ce premier film.

Pensez-vous améliorer nettement le rendu des visages ?

A Jones : En effet. En particulier la gestion des éclairages. Je risque de me faire taper sur les doigts en disant cela mais nous travaillons en ce moment sur un programme fait maison. Histoire de travailer avec un programme aussi voire plus performant que ceux achetés. Ceci nous demande un temps fou mais...
Square USA (attaché de presse) : En effet, vous pourriez vous faire taper sur les doigts (sourires).

Nous parlions précédemment des difficultés du marché, pensez-vous que le film saura forger une nouvelle renommée à la saga sur console ?

C. Lee : Vous parlez du jeu Final Fantasy ?
Presse : Oui, Final Fantasy X et XI sortiront prochainement.
C. Lee : A la sortie du DVD de Final Fantasy : The Spirits Within, nous pensons inclure une bande-annonce de Final Fantasy X.
Selon moi, il est important que le marché du cinéma et du jeu vidéo se croisent. Ceci permet d´élargir notre public.

Comment avez-vous choisi les voix des protagonistes ? Aviez-vous déjà des noms en tête ?

C. Lee : Je pense que nous sommes arrivés à rassembler les personnes désirées. Seules quelques unes d´entre elles n´ont pas accepté, à savoir que Jane devait être doublée par Janeane Garofalo au départ.
La création de personnages fut l´étape la plus difficile à surmonter étant donné que nous devions inventer de toute pièce des acteurs digitaux et non copier le réalisme d´une véritable personne. Comment créer un personnage à partir de rien ?! De plus, le scénario demeurait flou sur l´identité des héros, à savoir que nous devions créer un soldat en noir et qu´Aki était mi-américaine, mi-japonaise.
Selon moi, il était important que les membres des Yeux de Lynx possédait un cetain humour. Puis, nous avons optés pour les acteurs/actrices qui collaient le mieux au caractère du personnage. James Woods joue le méchant, Donald Sutherland s´avère tout simplement... amusant. Vous vous appercevrez d´ailleurs ô combien il complémente le Dr. Sid, dans l´un des bonus proposés par l´édition DVD.

Acteurs digitaux, vrais acteurs : le duel est lancé !

La technique a évolué entre Toy Story et Dinosaures, de plus en plus de studios adoptent l´image de synthèse... Quel impact aura ce film sur le public d´Holywood, selon vous ?

C. Lee : De nombreuses compagnies suivront notre démarche. Selon moi, l´image de synthèse est une application de la nouvelle technologie. Elle s´adapte parfaitement à un James Cameron ou un Matrix-like. Néanmoins, elle s´avère inutile face à un Adam Sandler ou cela couterait les yeux de la tête.
Mais sincèrement, je pense que peu de compagnies pourront suivre le rythme placé par Square (Pixar, Dream Works, Digital Domain).

Viendra-t-il le jour où l´image de synthèse remplacera les vrais acteurs ?

C. Lee : Non.

A. Jones : Non.

C. Lee : Nous avons précédemment évoquer le travail des doubleurs. Bien que Andy Jones réalise un travail remarquable, nos personnages n´auraient pas atteint un tel niveau de réalisme sans eux.

A. Jones : Sans les talents de James Woods, Donald Sutherland, nous n´aurions pas obtenu ce résultat. Ce sont en quelque sorte eux les véritables acteurs. Nous n´utilisons pas leur corps (postures, gestes pour la modélisation) mais leur voix paraît indispensable, comme dans tout film d´animation.
Nous nous devons d´employer trois personnes : le personnage en lui-même (ex : Gray), son doubleur (ex : Alec Baldwin) et la personne chargée de la capture des mouvements.

C. Lee : Les acteurs amènent la vie et les doubleurs la réussite.


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postée le :
21.04.05
mise à jour :
21.04.05

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