Fantasy-Source.com > Dossier > Final Fantasy III - CritiqueMalgré son grand âge, le jeu semble tout nouveau. Surtout si l’on tient compte de ce qu’il apporte techniquement. Ce troisième épisode la série, encore assez méconnu, nous raconte les aventures de quatre personnages qui vont devoir en découdre avec le spectre maléfique du nom de Dark Cloud, (rien à voir, soit dit en passant, avec le jeu éponyme). C’est à partir de cet épisode que les jobs ont commencé à se multiplier, et c’est également ici que les Moogles apparaissent pour la première fois.
Presque de la PSP !
Il s’agit d’un jeu bien plus intéressant qu’il n’y paraît. Visuellement, la refonte graphique est la bienvenue, puisqu’il aurait été difficile de supporter les graphismes des années 90. Et Comme si cela ne suffisait pas, le système de combat a été entièrement repensé, en prenant en compte la présence du stylet. Pour un Final Fantasy, il s’agit d’un peu de nouveauté. Le point le plus attrayant reste les cinématiques, très impressionnantes. Square Enix nous avait déjà prouvé qu’il était possible de réaliser de belles cinématiques sur console portable avec Kingdom Hearts : Chain of Memories sur GameBoy Advance, et remet une nouvelle fois le couvert. Vous l’aurez compris, cet épisode n’a en commun avec l’original que le nom. Les graphismes sont ce qui se fait de mieux actuellement sur Nintendo DS. L’animation est fluide, les combats sont rythmés et la caméra est mobile et rend l’action dynamique. Square n’a pas fait les choses à moitié, et prouve une nouvelle fois que la console est maîtrisée. On se croirait presque sur PSP, si on oubliait un temps quelques polygones grossiers qui piquent les yeux. La bande son a également été soignée, et vous allez apprécier. Les fameux thèmes de Uematsu sont bien présents. Peut-être parfois un peu trop tant certaines mélodies ont tendance à se répéter.
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Quoi de neuf ?
Lorsqu’on parle d’un jeu DS, il est impossible de ne pas penser à tout ce que cette console permet de faire en matière de gameplay. L’utilisation du stylet est discrète, mais il faut avouer qu’il s’avère très pratique pour naviguer tranquillement dans les menus. Il permet également de désigner les cibles à attaquer lors des combats. Ceux qui préfèrent jouer à l’ancienne pourront quant à eux utiliser les touches habituelles. Je l’avoue sans honte : c’était mon cas.
Par ailleurs, le début de l’aventure a gagné en cohérence. A l’époque, les premiers pas étaient hasardeux et tout paraissait compliqué. Le joueur manquait de repères, ce qui est corrigé ici. Les actions sont plus détaillées, et les images de synthèse sont les bienvenues pour comprendre un peu le déroulement de l’histoire. Hélas, il est malheureux de devoir faire face à de nombreux temps de chargements qui cassent pas mal le rythme, et s’avèrent plutôt inattendus de la part d’un jeu tenant sur une cartouche.
Bien dommage !
Si sur NES il était nécessaire d’utiliser des points de capacités glanés lors des combats pour changer de job, ce n’est heureusement plus le cas. Les développeurs laissent davantage de champs libre, en offrant la possibilité de changer de spécialisation à n’importe quel moment. En changeant de classe, votre niveau d’expérience reste également intact, vous ne serez donc pas obligé de recommencer une partie pour découvrir un autre aspect du jeu. Pour continuer au rayon des nouveautés, on trouve le Mog-Net, une sorte de facteur qui permet de converser par lettres avec ses amis. Dingue.
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En outre, le second écran affiche la carte du monde, permettant de découvrir des villages encore non visités. C’est très pratique lorsque l’on veut éviter de tourner en rond. Je crois bien que ce jeu est le remake le plus renversant qu’il m’ait été donné de voir dans cette série. On a presque l’impression d’être en face d’un épisode inédit, et très réussi sur tous les points. Outre cela, il faudra bien s’accrocher tant la difficulté est parfois ahurissante. Vu sa faible durée de vie pour un jeu de la saga (comptez une trentaine d’heures), les développeurs se sont dits qu’il valait mieux rendre les combats un peu plus difficiles pour gonfler artificiellement la durée de vie. Ca joue nettement en sa défaveur, tant ils ont exagéré sur ce point. Et lorsque l’on doit se retaper le même combat pour la énième fois, je vous laisse imaginer l’énervement que l’on peut ressentir…
Nous sommes donc face à un très bon remake, avec des graphismes chiadés et un gameplay un poil modifié. On tient un bon Final Fantasy sur DS. Pas excellent malheureusement, car sa difficulté très élevée demeure un facteur un peu dérangeant, avec un sentiment d’impuissance qui s’installe très rapidement chez le joueur. J’ai donc fini par me lasser, et je me suis rendu compte que la refonte visuelle n’aura pas suffit. Une génération de joueurs sera sans doute ravie que le titre se focalise beaucoup sur les combats, avec beaucoup de level-up. Les autres qui, comme moi, recherchent un scénario passionnant risquent d’être déçus. En attendant, je patiente sagement jusqu’au 4ème épisode, toujours sur DS, qui j´espère aura corriger les problèmes de ce troisième opus.