Final Fantasy VII : Advent Children - Uematsu Et The Black Mages Frappent Jus
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Uematsu et The Black Mages frappent juste

Final Fantasy VII : Advent Children a été attendu comme le messie par les joueurs fascinés (voire plus). Est-ce une surprise : ce long-métrage en image de synthèse est de très bonne facture. Les fans ont adoré, les néophytes vont s’ébaubir devant cette histoire musclée, cette technique démesurée et ces musiques envoûtantes à sa sortie européenne. C’est plus particulièrement à cette bande originale que nous allons offrir notre attention aujourd’hui. Bilan de deux CDs, résultat du travail acharné de Nobuo Uematsu et des Black Mages.

Le calme avant la tempête

Comment mieux débuter que par une magnifique orchestration où Nobuo Uematsu affirme, une fois encore, son génie musical ? Opening, c’est 1.31 min de parfaite mise en bouche, de quoi bien entraîner l’oreille aux merveilles qui vont suivre. La piste accompagne aussi l’ouverture du film, lorsque Rouge XIII cours avec ses petits le long des falaises. La seconde piste, The Promised Land, est composée uniquement chœurs magnifiques dont les paroles ne sont écrites que par Nomura himself. Transporté par tant de beauté, Beyond The Wasteland suit en débutant par une série de battements de cœurs incertains couplés à quelques notes au piano renforçant l’aspect mystérieux se dégageant de la piste. Arrivé à 1.47 min, le titre prend son envol jusqu’à 2.28 min où la véritable dimension de celui-ci se révèle enfin, laissant un rythme soutenu envahir nos sens. Aucun doute, Kenichiro Fukui réalise ici une merveille, tout comme pour la piste suivante intitulé Sign, qui, à l’aide d’une douce mélodie au piano, souligne le mystère imposé par les premiers morceaux du premier disque.

Slipcase de la first press (édition limitée)

La cinquième piste n’est autre que Tifa’s Theme, aucunement retouchée, celle-ci reste aussi agréable à écouter tant la version au piano se veut superbe. For The Reunion, reste dans les tons sombres des premières pistes, sans jamais réellement s’envoler elle ne reste pas moins très agréable à écouter malgré sa relative répétitivité. Takakau Monotachi (Let The Battles Begin !) dans sa version piano profite d’un léger arrangement de Shiro Hamaguchi et nous offre 4 minutes où le rythme va crescendo. Douceur et poésie, voici Water, une piste enchanteresse aux sonorités étranges et envoûteuses. Suivi de près par la courte Materia, de 53 secondes, à l’ambiance lourde, prémices d’une piste magique : Black Water. Dans cette dernière, l’influence des Black Mages est omniprésente tant le côté métal ressort, à écouter sans modération ! Histoire d’adoucir l’oreille avant de la réveiller brusquement, Aerith’s Theme ne se présente plus et fait toujours l’unanimité. Cette version piano n’a rien aussi subit aucune modification particulière et c’est avec plaisir que l’on s’en délectera de nouveau. Battle In The Forgotten City se veut rythmée et le duo Uematsu – Fukui fait encore une fois des merveilles. L’orchestration y est plus ou moins semblable à Beyond The Waste Land en appuyant son côté cadencé et mouvementé. Une excellente piste à n’en pas douter. Violator mélange les styles avec aisance, ainsi métal viendra côtoyer des sons plus électroniques pour au final donner une piste appréciable tout au plus. Kita No Daikubo (The North Cave) vient clôturer ce première galette avec une ambiance teintée de suspens digne d’un survival horror.


Quand le métal s´éveille

La seconde galette se veut incontestablement bien plus accès métal (combats obligent), et ce n’est pas pour nous déplaire, bien que la première piste, Divinity I, déroge à la règle puisque celle-ci est un savant mélange de chœurs et d’orchestration. Tatakau Monotachi suit en version arrangée pour le film par Tsuyoshi Sekito & Keiji Kawamori, la folie des guitares électriques vous envoûte et vous entraîne dans une tornade de rythme effréné. Sara ni Tatakau Monotachi (Fight On !), suit la même lignée que la piste précédente, du métal décoiffant ! On repart sur des bases plus douces avec Divinity II puisque l’orchestration est prédominante. Accompagnée de chœur, la piste se dévoile à 2.15 min avec un léger envol faisant penser à la magnifique OST de Star Ocean III composé par Motoi Sakuraba. A l’instar de Materia, Encounter ne s’étale que sur 53 secondes pendant lesquelles la piste monte en puissance avant de subitement s’éteindre. On repart illico sur du métal-electrique ponctué occasionnellement de chœurs avec The Chase of Highway, correspondant au combat de Cloud contre Kadaj montés sur leur moto, une hymne au combat qui remplit bien son rôle. Savior, reste dans l’esprit du second CD en jouant sur un métal bien connu des fans des Black Mages, tantôt calme mais tout le temps pesant, le rythme s’envole très rapidement pour notre plus grand bonheur. Viens le tant attendu arrangement de J-E-N-O-V-A, Tsuyoshi Sekito transpose le titre et modifie quelques peu les sonorités de l’original au profit, une fois encore, d’un métal loin d’être désagréable.

Packaging de l’édition standard et aperçu du livret intérieur

Voici LA piste du CD, One-Winged Angel mérite à elle seule l´achat cette OST. Le changement est radical et décoiffant, le rock, le métal et le symphonique s’unissent afin de former ce qui se révèle être la merveille de cette seconde galette. Bien que certains changements au niveau des notes et des paroles aient rebuté les fans de la première heure, force est de constater que la puissance de cette neuvième piste est le point culminant du travail réalisé sur Advent Children. Cloud Smilies approche discrètement en jouant avec un piano en arrière plan très agréable, cette piste semble toute faite pour nous faire monter les larmes aux yeux, le bijou de Uematsu de cette OST. End Credits porte bien son nom puisqu’elle accompagne le générique de fin du film. Il s’agit en fait du main theme de FF VII repris et arrangé par Kazuhiko Toyama qui a incorporé avec brio quelques parties d’Aerith Theme afin de réaliser un titre séduisant. Abordons maintenant l’ultime piste du cette OST, la seule chantée qui plus est : Calling. Portée par les voix de Kyosuke Himuro et de Goro Matsui, Calling est une piste aux influences majoritairement rock pouvant aisément se retrouver dans vos baladeurs. Entraînante et inlassable, elle vient boucler avec habileté une OST musicalement splendide.

Parlons peu mais parlons bien : l’Original Sound Track de Final Fantasy VII : Advent Children est LE goodies à posséder absolument. Mélangeant sans aucun problème les genres, les pistes sont toutes plus jouissives les unes que les autres, ne laissant aucun temps. Uematsu en grande forme et les Black Mages à leur apogée, que demander de plus ?


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postée le :
15.07.06
mise à jour :
16.07.06

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