Fantasy-Source.com > Dossier > Final Fantasy XI - IntroductionAutre licence, autre défi. Hiromichi Tanaka et son équipe entendent percer la bulle du jeu de rôle massivement multijoueur en ligne (MMORPG) en asseyant la richesse de l’univers de Final Fantasy. Cela donne Final Fantasy XI et ses trois extensions Rise of the Zilart, Chains of Promathia et Treasures of Aht Urhgan. Une aventure à part qui certes ne rivalise pas avec la communauté qui s’est rassemblée autour d’Everquest ou World of Warcraft mais qui délivre une alternative léchée, propulsée par une patte graphique à point nommée et un contenu régulièrement étoffé.
Vana’diel, un univers inédit à la série
Square Enix s’est gardé de placer l’intrigue de ce segment exclusivement online dans le monde d’Ivalice (commun à Vagrant Story, Final Fantasy Tactics et Final Fantasy XII). Table rase a été faite donc pour planter le décor de Vana’diel, inédit à la série. La cinématique d’introduction déroule un pan du passé des ethnies coexistant sur ce vaste continent mêlant héroïc fantasy et contemporain : une guerre opposant les peuples de la lumières aux immondes bêtes surgissant des bas fonds des ténèbres prit naissance dans les alentours de Jeuno. L’axe du mal l’emporta à plat de couture et s’empara des cristaux, réifications des besoins vitaux des habitants. Vingt ans plus tard humes, tarutarus, galkas, elvaans et mithras lancent une contre-offensive qui débouchera sur l’extermination de tous les clans occultes. Elle apportera une période de félicité. Pour un temps seulement…
Mais plus qu’une banale intrigue où le bien et le mal se rencontrent, s’affrontent, et se neutralisent, Final Fantasy XI réinjecte les éléments récurrents de la saga, tels que les cristaux (utiles à la synthèse d’items notamment), les chocobos, navigables et airships (tant l’environnement est vaste) ou encore les mogs (au service du joueur lorsqu’il regagne son chez soi et organisateur d’événements pour les moins farfelus). Les expérimentés retrouveront leurs repères avec grand plaisir et les outsiders se laisseront enivrer.
Certes, cette onzième mouture ne jouit guère d’un physique attirant ; sa réalisation datant de 2000. Mais les développeurs ont su rattraper le coup grâce à leur doigté indéniable. Ceux là ont le souci du détail qui permet de construire de belles choses. Les décors de Final Fantasy XI s’avèrent cohérents, variés et fourmillent de pastiches. Quel plaisir que d’atteindre la Yuhtunga jungle par bateau, s’arrêter à la Bibiki bay au couché du soleil ou encore s’inventer éclaireur dans les marais de Pashlow. Le jeu gère d’autant plus les intempéries et le cycle des jours. C’est presque un plaisir que de trépider en se perdant en pleine nuit au bord d’un lac bordé par des monstres tous un peu plus costauds que votre avatar et d’être recouru par un autre joueur. C’est avoir le pouvoir d’interagir sur la vie d’une autre personne à tout moment.
Des mécanismes de jeu exponentiels
Après avoir tordu le cou des vers de terre dont regorge le pourtour de votre bastion natal, vous rejoindrez un groupe de six joueurs maximum où vous réviserez totalement votre manière de jouer. Avec pour mot d’ordre la coopération, vous devrez faire en sorte que le combat dure le moins longtemps possible et surtout que tout le monde reste en vie. Selon votre job (mage blanc, paladin, ninja, invoqueur, dark knight…), vous devrez remplir un rôle. Par exemple, les mages blancs doivent soutenir l’équipe à l’aide de leurs sorts de soutien et de guérison ; les mages noirs doivent en général abaisser la défense des monstres pour infliger le maximum de dégâts avec les sorts suivants mais aussi grâce aux attaques des coéquipiers qui combattent au corps à corps ; les paladins ou moines encaissent les coups de l’ennemi et attirent toute son intention pour protéger les mages et permettent à ses coéquipiers de frapper ses points faibles. Chacun trouve sa place et en agissant ensemble, on peut créer des skillschains dévastateurs. Ce qui engendre d’autre part une certaine concurrence entre les jobs. Mais les développeurs ont su rendre chaque job utile. Quoique les mages blancs et paladins sont prisés. Du fait qu’ils jouent un poste clef en combat et qu’ils sont généralement moins populaires. De plus, le mage blanc est le seul à pouvoir téléporter tout un groupe vers le champ de bataille.
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| Comme qu’on dirait une haleine fraîche. | A vos marques. Prêts. Partez ! | Les sept nains n’étaient plus que six…! |
Le système de combat s’avère suffisamment intuitif et complet pour qu’on y accroche. Tout se déroule en temps réel et les raccourcis et commandes automatiques s’avèrent facilement exécutables. Permettez-moi simplement de dénoncer une injustice, en tant que mage blanc. Les classes guerrières gagnent des compétences par expérience, les mages eux doivent acheter leurs sorts en plus d’avoir le niveau requis. L’équipement en sus. Surtout que les mages, par nature, ne sont pas doués pour combattre en solo et donc dénicher des objets pour les revendre aux enchères et ainsi gagner leur vie. Les mages blancs doivent alors pour survivre fournir des services comme la téléportation des autres joueurs et assurent ainsi une certaine cohésion sociale.
Coup de gueule passé, Final Fantasy XI vous permettra d’accomplir des quêtes pas franchement gratifiantes et des missions qui dévoileront les bribes d’un scénario bien ficelé. Les développeurs ont aussi pensé à intégrer d’autres façons de combattre : en un contre un ou en groupes contre un monstre récurrent de la saga (Bahamut par exemple). Mais aussi des passe-temps comme la pêche ou l’élevage de chocobos.
Vous l’aurez compris, il existe mille et une façons de prendre du bon temps à Vana’diel et surtout amasser l’argent suffisant pour pouvoir continuer. L’assistanat, c’est seulement pour les premiers jours ! A charge au joueur de se constituer une petite fortune pour être plus aguicheur possible lorsqu’il se présentera à un groupe pour jouer à plusieurs. Bien qu’il n’existe pas une réelle concurrence entre les connectés puisque les abonnés ne s’avèrent pas si nombreux, la difficulté du jeu repose clairement sur cette capacité à faire de l’argent pour répondre aux besoins propres à chaque classe. Ainsi le joueur pourra façonner un avatar polyvalent combinant deux jobs avec l’équipement et/ou les sorts à jour.
Dates de sortie (entre autres all-in-one pack)
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| Pack français | Rise of the Zilart | Chains of Promathia | Treasures of Aht Urhgan |