Fantasy-Source.com > Dossier > Final Fantasy XII - Test De Final Fantasy XII Revenant WingsVoici donc le nouveau Final Fantasy sur DS. Un bonheur n’arrivant jamais seul, ce jeu promet de retrouver l’univers et les personnages du douzième volet sorti sur la PlayStation 2. C’est aussi l’occasion d’en savoir un peu plus sur le monde d’Ivalice, ou bien encore des relations entre Vaan et Penelo, et du mystérieux peuple volant, les Aegys. Pour ce qui concerne le scénario, il ne s’agit pas à proprement parler d’une véritable suite, mais d’une toute nouvelle aventure avec certains héros de FFXII. En l’occurrence Vaan et Penelo ! Tout juste un an après la fin de FFXII, on retrouve donc nos deux charmeurs, qui ont réussi à devenir des pirates de l’air, et décident de faire une petite halte à Ivalice.
Vaan et Penelo se refont une jeunesse
L’histoire se poursuit alors que nos deux compères sont rejoints par Balthier et Fran, qui débarquent eux aussi sur Bervenia. Dans l’ex-capitale de Final FantasyTacticsAdvance, se cache un très grand trésor, qui selon la légende, confère d’incommensurables pouvoirs. Le périple débute dans les ruines de Galbados, par une phase de tutorial. Le commencement peine à convaincre, c’est parfois un peu mou. Cependant, visuellement c’est quelque chose… Mais nous y reviendrons un peu plus tard ! Outre cela, l’esprit dit « FF » hante cette cartouche DS. Son aspect scénaristique sent la bonne époque des meilleurs épisodes. Exit son atmosphère d’apparence enfantine, nous voilà face àla continuité de ce qui avait été fait sur FFXII. Un peu d’humour, mixé avec de la dramaturgie. Après quelques évènements, nos héros se séparent, on retrouvera Vaan qui sera amené à prendre le contrôle du GhostAirship, une sorte d’oiseau métallique, enfoui dans le sous-sol de la cité de la Rabanastre. Le système du jeu se révèle être un bon Active Dimension, à l’instar de la copie originale. Les combats se déroulent donc sans transition, avec des phases d’exploration. Comme nous sommes sur DS, cela implique un renouveau du gameplay, avec adaptation obligatoire à l’écran tactile. On peut y assigner des cibles aux personnages aisément grâce au stylet, ou bien envoyer des sorts vers telle ou telle direction. Retour des Gambits également, permettant de nuancer les réactions de votre équipe. Ne soyez pas bref dans les réglages, vos victoires en dépendent.
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Guidez vos troupes au stylet
Avec FFXII : Revenant Wings, on retrouve bel et bien le gameplay façon Final Fantasy tel qu´on connait. Il est possible de choisir soit un seul protagoniste, soit de prendre tous les autres avec vous. Une fois votre sélection faite, il suffit d’apposer le stylet à l’endroit voulu sur la carte. En fonction de votre choix, le jeu trace vos déplacements. Une jauge de vie apparaît au dessus de chaque personnage à l’écran, pour alerter en cas de danger. L’interface est très claire : une carte en haut (que vous pouvez interchanger), les différentes statistiques des persos, avec possibilité de choisir le chef de file. Mais n’oublions pas la croix directionnelle qui œuvre telle une souris d’ordinateur, servant à scruter les environs. Le commencement du périple est un peu trop didacticiel, mais toujours suffisamment intéressant et agréable pour continuer votre chemin. Après de multiples combats et des muscles au bras, le temps est venu de prendre contrôle du « GhostAirship ». C’est à partir de cet instant que vous pourrez plus largement naviguer sur la carte. Une carte qui d’ailleurs n’est pas immense, mais suffisante pour jouer très longtemps (30 heures maxi) !
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L’esprit stratégique en prend un coup
Les invocations étaient d’excellentes factures sur l’opus PS2. Mais pas toutes forcément utiles. Tandis qu’ici, elles sont toutes mises en avant, et s’avèrent toutes aussi impressionnantes. Vous pouvez en invoquer plusieurs à la fois. Il n’est pas rare de participer à de lourds combats avec plein de sprites qui surgissent de partout. Voilà qu’intervient la « licence Ring » permettant d’optimiser les points de compétence des armes, des techniques spécifiques a chacun des personnages, et bien sûr des invocations. Très utile pour dépenser les points de permis gagnés auparavant lors des combats. C’est ainsi qu’à l’instar du jeu PlayStation 2, les personnages sont au fur et à mesure, plus solides et résistants, pour les prochains combats. Parfois, vous devez en découdre avec des créatures volantes. Comme si cela ne devait pas suffire, aucune race n’attaque de la même manière. C’est souvent à distance qu’il faut opérer pour sortir victorieux, en les ciblant. Heureusement que ce qui est valable pour eux, l’est aussi pour vous. Vos créatures alliées et volantes peuvent maintenant entrer en action. Ceci augure de belles joutes. Ce système de combat est malicieusement ingénieux, rapide et très ludique. J’évoquais dans un autre paragraphe le bon retour des Gambits. Ceux-là s’avèrent toutefois bien moins ambitieux sur DS. Il est toujours possible de donner des ordres à votre équipe. Mais c’est un brin décevant de voir comment les mécanismes du jeu ont été allégés. Vous n’obtiendrez alors plus cette fierté d’avoir transformer vos hommes en machines de guerre, en paramétrant à votre guise chacun des Gambits. Sur DS vous avez juste le choix de les activer ou pas. Ceci étant très complexe à réaliser sur une simple cartouche, on comprend mieux pourquoi l’option n’a pas été d’avantage mise en avant. Néanmoins saluons la bonne initiative. Quoique light.
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On reprend les mêmes et on recommence
Suffit que vous regardiez les images qui accompagnent ce test, pour être convaincu de sa réalisation. Rien que l’intro constitue à elle seule une petite merveille. L’une des plus belles vidéos de cette console. Impossible aussi de faire l’impasse sur ce qui sans conteste contribue beaucoup à l’ambiance. Une fois le jeu lancé, y a pas à dire. Ce n’est pas vilain. Tout au contraire : cela implique des graphismes 3D gonflés de détails, avec des environnements colorés. Le jeu fait preuve en plus d’une modélisation sans bavure. Faut être de mauvaise foi pour cracher sur la soupe. Seuls peut-être les héros en 2D et leur style SD risquent de rebuter. Plus mignons, et moins réaliste pour le coup. C’est sûr que pour certains, ce changement va leur hérisser le poil. Toujours est-il que ce nouveau visuel apporte un peu de fraîcheur à nos chers personnages, en leur donnant dix ans de moins. Les amateurs de Final FantasyTacticsAdvance devraient apprécier. D’autant qu’il n’y a pas de quoi crier au loup : les persos s’intègrent bien à l’univers. Ce mélange 3D/2D est convaincant. Côté musiques, pas grand-chose à signaler. Il s’agit des thèmes de l’opus PlayStation 2. Réadaptés sur DS, avec en sus des morceaux spécialement créés pour cetépisode. En fait pas grand-chose de plus à rajouter, c’est tout simplement super beau à entendre. Entre la légèreté, et les rythmiques ambiantes… Ce sont des mélodies que vous n’êtes pas prêt d’oublier.
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Malgré tout plein de bonnes choses, pas certain que tout ceci plaise au plus grand nombre. C’est tout d’abord un jeu qui requière beaucoup de patience. Et il n’est pas non plus dépourvu de défauts. En dépit de bonnes intentions, durant les combats c’est littéralement le foutoir. On finit par ne plus savoir qui fait quoi. Il existe aussi une certaine lenteur dans les animations, qui à force peut se terminer par lasser. Sans compter le schéma « explorer, toujours explorer » (bien que cela soit sa thématique), qui donne vaguement l’impression que le jeu tourne en rond. Bien qu’il s’en sort mieux que le monotone Final FantasyTacticsAdvance. Il y aussi quelques ajustements à la jouabilité qui n’aurait pas été du luxe. Dans le fait de sélectionner un groupe au complet par exemple, alors que les persos sont cachés par les décors. C’est un choix douteux.Mais rassurez, le jeu est loin d’être indomptable. FFXII Revenant Wings se révèle être un jeu prenant et prend un grand plaisir à remettre le nez dans l’univers d’Ivalice. Mercantile pour autant ? Non pas vraiment, vu que la qualité est quand même présente. Premièrement c’est super beau, doté d’un design irréprochable. Pardonnez-lui ses défauts « de jeunesse » et il vous promet en échange une longue aventure.