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Après avoir tonné son arrivée dans les bouches de métro, gonflé les enseignes des magasins, voilà que Dirge of Cerberus -Final Fantasy VII- foule l’archipel nippon. Autant dire que le justicier à la cape Vincent Valentine a intérêt à justifier tout ce tapage médiatique, ce qui est aux premiers abords loin d’être gagné.
Commençons par noircir le tableau avec une gestion ampoulée des caméras. Sur les deux vues possibles, l’une ne rattrape pas l’autre. En shoot mode -vue à la première personne, propre aux FPS-, la caméra se cale bien trop près de Vincent, n’offrant au joueur qu’un gros-plan de l’arrière de sa tête. Difficile alors de se montrer efficace contre des hordes de soldats hybrides débouchant d’une des milles ruelles du village de Kalm. L’angle de vue s’avère bien trop réduit et on se contentera de tirer à l’aveuglette en s’aidant de la visée semi-automatique, ou encore de passer en vue à la troisième personne pour foncer les pieds en avant. Dans les deux cas, la gestion s’avère pesante surtout que les périlleuses acrobaties de Vincent en combat au corps à corps ont tendance à (trop) la solliciter. Pour ce qui est des commandes, Yoshinori Kitase et son équipe ont laissé une grande liberté au joueur dans la mesure où elles seront entièrement personnalisables. Toutefois, la prise en main n’est pas toujours aisée à cause d’un manque de précision et d’ergonomie de la manette PlayStation 2. Les endurcis du FPS sur console savent d’ores et déjà ce qui leur reste à faire : jouer via un combo clavier/souris ou pour les moins fortunés un dual shock/souris. Le jeu supportant parfaitement cet équipement.
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Tentons à présent de redresser la barre avec pour atout majeur l‘intrigue. Les scènes cinématiques ne manquent pas, soulignant une énième fois les compétences des développeurs de Square Enix. On tend la joue face à une telle claque graphique, reposant parfois même sur le travail réalisé pour Final Fantasy VII : Advent Chidren. De plus, elles tissent un solide toile entre des protagonistes brossés qui raconteront toutes leur fabulations au cours de l’aventure. Les fans de Final Fantasy VII seront ravis de pouvoir reposer leur doigts jusqu’alors mis à rude épreuve, et de connaître plus en détails son univers, notamment grâce à la parabole sur Lucretia et les enfants militants à l‘image de Denzel. Quant aux décors in-game, rassurons-nous, ils ne sont pas toujours aussi ternes. Surtout à partir de la cinquième mission où les inspirations de l’équipe de graphistes s’avèrent maîtrisées et justifiées. Les event scenes s’enchaînent sans chargement grâce au streaming qui prend de l’avance sur la dernière scène chargée : un avant-goût des capacités des consoles nouvelle génération.
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Certes, Dirge of Cerberus -Final Fantasy VII- ne répète pas le cuisant fiasco de The Bouncer. Loin de là. Nous étions néanmoins en droit à nous attendre à un gameplay plus équilibré, surtout quand Yoshinori Kitase emmène la saga sur des déserts inconnus et piquants.
Télécharger la cinématique d´introduction (WMV - 38,5 Mo)
Télécharger la première cut-scene (WMV - 137 Mo)
Télécharger les premières minutes in-game (WMV - 127 Mo)